contes de Mademoiselle Lhéritier, Mademoiselle Bernard, Mademoiselle de la Force, Madame Durand, Madame d'Auneuil
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- Nombre de pages772
- FormatGrand Format
- PrésentationRelié
- Poids0.825 kg
- Dimensions15,0 cm × 23,0 cm × 3,8 cm
- ISBN2-7453-0980-3
- EAN9782745309808
- Date de parution01/01/2005
- CollectionSources classiques
- ÉditeurHonoré Champion
Résumé
Ce volume offre au lecteur la totalité de la production de récits merveilleux de cinq conteuses (Mlle Lhéritier, Mlle Bernard, Mlle de La Force, Mme Durand, et Mme d'Auneuil) très actives dans la promotion de la féerie pendant les dernières années du XVIIe siècle. Ces quelque trente récits présentent le plus étonnant panorama de ce que l'invention peut imaginer lorsque le merveilleux la libère de toutes les contraintes.
Bien loin d'y être réduits au stéréotype moderne de la fée belle et maternelle, les personnages surnaturels qu'inventèrent ces cinq femmes forment aussi une collection d'êtres maléfiques, parfois difformes, plus souvent dangereux que protecteurs. Les héros et les héroïnes sont confrontés à des situations qui dosent savamment risque, donc satisfactions sadiques, et promesses, pas toujours tenues, de revanche de l'ordre.
En contradiction avec la loi du genre féerique, quelques-uns de ces récits pratiquent, en effet, une écriture de la méchanceté la plus perverse. Ce sont ainsi toutes les variétés de traitement du merveilleux qu'ils font défiler de page en page, depuis la gratification absolue de certains dénouements, jusqu'aux catastrophes par lesquelles d'autres se concluent. Ces récits présentent aussi un intérêt historique.
Ecrits par des femmes parfois érudites, toujours cultivées, ils permettent de donner un contenu plus précis à la notion de "culture mondaine" ; certains de ces textes obligent même à remettre en question les idées reçues sur les relations de l'époque classique avec le Moyen Age. De façon plus concrète encore, le surnaturel et ses extravagances sont souvent replacés dans un contexte quotidien d'une si grande précision qu'il offre une floraison de détails très précis sur l'ameublement, les costumes et les habitudes du temps.
Bien loin d'y être réduits au stéréotype moderne de la fée belle et maternelle, les personnages surnaturels qu'inventèrent ces cinq femmes forment aussi une collection d'êtres maléfiques, parfois difformes, plus souvent dangereux que protecteurs. Les héros et les héroïnes sont confrontés à des situations qui dosent savamment risque, donc satisfactions sadiques, et promesses, pas toujours tenues, de revanche de l'ordre.
En contradiction avec la loi du genre féerique, quelques-uns de ces récits pratiquent, en effet, une écriture de la méchanceté la plus perverse. Ce sont ainsi toutes les variétés de traitement du merveilleux qu'ils font défiler de page en page, depuis la gratification absolue de certains dénouements, jusqu'aux catastrophes par lesquelles d'autres se concluent. Ces récits présentent aussi un intérêt historique.
Ecrits par des femmes parfois érudites, toujours cultivées, ils permettent de donner un contenu plus précis à la notion de "culture mondaine" ; certains de ces textes obligent même à remettre en question les idées reçues sur les relations de l'époque classique avec le Moyen Age. De façon plus concrète encore, le surnaturel et ses extravagances sont souvent replacés dans un contexte quotidien d'une si grande précision qu'il offre une floraison de détails très précis sur l'ameublement, les costumes et les habitudes du temps.

