SOLDES
Jusqu'à -70% sur une sélection d'articles*
Comment je suis devenu écrivain
Par :Formats :
- Paiement en ligne :
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 9 novembreCet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 127 jours après la date de votre commande.
- Retrait Click and Collect en magasin gratuit
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 9 novembre
- Réservation en ligne avec paiement en magasin :
- Indisponible pour réserver et payer en magasin
- Nombre de pages136
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Poids0.14 kg
- Dimensions12,0 cm × 18,0 cm × 1,0 cm
- ISBN978-2-88956-290-9
- EAN9782889562909
- Date de parution20/03/2023
- ÉditeurL'Aire (éditions de)
- PréfacierJean-François Haas
Résumé
Lorsque, après avoir publié les trois romans – Les Clairières (2017), Quelques jours en automne (2019), Comédie humaine (2022) – qui forment ce que j'ai appelé ma Trilogie de la mémoire, mon éditeur et ami m'a suggéré de raconter comment j'étais devenu écrivain, j'ai tout de suite compris que cela m'amènerait à remonter le cours du temps jusqu'à mon enfance, car je savais bien que c'était là que je retrouverais les lointaines et silencieuses sources où sont éclos, dans le paysage enchanté de l'enfance, les premiers émerveillements devant la magie des mots, le pressentiment de leurs secrètes affinités avec l'Invisible ? Bien des années plus tard, ma vie déjà pour l'essentiel derrière moi, j'ai eu un jour envie d'en remonter le cours et, dans trois romans qui se sont enchaînés comme les vagues successives d'un même reflux de la mémoire, de tenter de sauver du néant quelques échos épars de mon passé pour en faire une histoire que l'on pourrait raconter.
Ce désir de partir à la recherche du temps perdu, je vois bien – comme le fleuve en vue de l'estuaire où il va bientôt se perdre se souvient de sa source lointaine – qu'il n'était que la continuation, la résurgence des émerveillements de mon enfance. Aujourd'hui, lorsqu'il m'arrive de reprendre l'un ou l'autre de mes livres, je m'étonne de retrouver, épars dans les pages de mes romans, les mots de mon enfance, ces mots si simples, si familiers, qui brillent maintenant sur la page d'un éclat nouveau.
Il m'a suffi, ces mots de mon père et de ma mère, de les rappeler, de les sertir dans le mouvement d'une phrase pour que se déploient, retrouvés et rendus à une vie peut-être encore plus belle que la réalité d'autrefois, les gestes, les regards, les paroles que je croyais perdus à jamais.
Ce désir de partir à la recherche du temps perdu, je vois bien – comme le fleuve en vue de l'estuaire où il va bientôt se perdre se souvient de sa source lointaine – qu'il n'était que la continuation, la résurgence des émerveillements de mon enfance. Aujourd'hui, lorsqu'il m'arrive de reprendre l'un ou l'autre de mes livres, je m'étonne de retrouver, épars dans les pages de mes romans, les mots de mon enfance, ces mots si simples, si familiers, qui brillent maintenant sur la page d'un éclat nouveau.
Il m'a suffi, ces mots de mon père et de ma mère, de les rappeler, de les sertir dans le mouvement d'une phrase pour que se déploient, retrouvés et rendus à une vie peut-être encore plus belle que la réalité d'autrefois, les gestes, les regards, les paroles que je croyais perdus à jamais.

