Michel Naepels est anthropologue, directeur de recherche au CNRS et directeur d'études à l'EHESS. Il a notamment publié "Histoires de terres kanakes" (Belin, 1998), "Ethnographie, pragmatique, histoire" (Editions de la Sorbonne, 2011), "Conjurer la guerre" (Edifions de l'EHESS, 2013), "Dans la détresse" (Editions de l'EHESS, 2019). Il a reçu la médaille d'argent du CNRS en 2022.
Chroniques de l'intranquillité. Violence, prédation et protection en situation postcoloniale
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- Nombre de pages273
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.365 kg
- Dimensions15,5 cm × 24,0 cm × 2,0 cm
- ISBN978-2-02-162080-1
- EAN9782021620801
- Date de parution10/04/2026
- CollectionHautes études
- ÉditeurCoédition EHESS/Gallimard/Seuil
Résumé
Comment vivre dans une incertitude aiguë? Pendant cinq ans, Michel Naepels a mené plusieurs enquêtes de terrain dans la riche région minière du Katanga, en République démocratique du Congo, dans une zone rurale où se reformait un groupe armé paysan. Le livre qu'il en a tiré est une chronique des troubles et des transformations sociales suscitées par la présence d'hommes en armes. Car comment faire durablement avec la violence, sans refuge ? De quels recours disposent les personnes les plus exposées pour retrouver des protections et des soutiens, pour redéfinir un avenir viable, face à la brutalité de l'exercice du pouvoir et des rapports de prédation ? Pour le comprendre, l'auteur s'intéresse à ce que traversent ces personnes, à leurs formes de vie, leurs capacités d'agir, leurs points de vue, tout en interrogeant sa place de chercheur.
Michel Naepels déploie ainsi une anthropologie politique de la violence, de la prédation, du capitalisme. Il analyse la manière dont des logiques historiques (coloniales), économiques (extractivistes) et politiques façonnent des vies au bord de la vie. Il témoigne surtout d'un temps, notre temps, où l'on peut voir s'étendre la précarité, la violence et la vulnérabilité, et vaciller le futur. Un temps où nous affrontons, intranquilles, avec des protections sociales qui s'amenuisent et des ressources économiques et subjectives très inégales, un monde de plus en plus inhabitable.
Michel Naepels déploie ainsi une anthropologie politique de la violence, de la prédation, du capitalisme. Il analyse la manière dont des logiques historiques (coloniales), économiques (extractivistes) et politiques façonnent des vies au bord de la vie. Il témoigne surtout d'un temps, notre temps, où l'on peut voir s'étendre la précarité, la violence et la vulnérabilité, et vaciller le futur. Un temps où nous affrontons, intranquilles, avec des protections sociales qui s'amenuisent et des ressources économiques et subjectives très inégales, un monde de plus en plus inhabitable.









