Chasses d'altitude. Chamois, brocards et coqs de bruyère

Par : James Jaquet
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  • Nombre de pages245
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.295 kg
  • Dimensions13,5 cm × 20,0 cm × 1,8 cm
  • ISBN978-2-35653-005-9
  • EAN9782356530059
  • Date de parution01/04/2010
  • CollectionVers les Cimes
  • ÉditeurMontbel

Résumé

Récits de chasse au grand gibier (cerf, chamois, chevreuil) dans les Alpes autrichiennes, au Tyrol, avant la première guerre mondiale. James Jaquet, consul de Suisse en France, chassait dans le Tyrol autrichien, surtout au Voralberg. La première guerre mondiale le pousse à renoncer à la chasse en haute montagne. Il évoque avec émotion et poésie ses souvenirs pittoresques. "Pendant une heure, je n'entendis rien, puis un coup de feu - le coup du signal parti du côté opposé - m'apprit que les gardes commençaient à traquer.
Il se passa quelques minutes à peine lorsqu'au-dessous de moi, j'entendis rouler des pierres comme si on avait jeté des pelletées de cailloux dans les couloirs et je me vis, aussitôt après, littéralement entouré de chamois ; à droite et à gauche émergeaient en même temps sept ou huit têtes. Les chamois grimpaient en bondissant vers le sommet. J'avais une émotion telle que je ne savais lequel choisir et ils étaient déjà à une vingtaine de mètres au-dessus quand je fus à même de tirer.
La bête que j'avais au bout de ma carabine me sembla vaciller sous le coup de fusil, cependant elle continua à suivre les autres. Toutefois, avant d'arriver au sommet, le chamois s'arrêta, baissa la tête vers le rocher, ses jambes fléchirent sous lui, il essaya en vain de faire un dernier bond et, tel qu'un paquet informe, je le vis glisser de l'arête où il se tenait, décrire une courbe dans l'air et tomber dans le fond du couloir".
" Pendant une heure, je n'entendis rien, puis un coup de feu -le coup du signal parti du côté opposé- m'apprit que les gardes commençaient à traquer. Il se passa quelques minutes à peine lorsqu'au-dessous de moi, j'entendis rouler des pierres comme si on avait jeté des pelletées de cailloux dans les couloirs et je me vis, aussitôt après, littéralement entouré de chamois ; à droite et à gauche émergeaient en même temps sept ou huit têtes.
Les chamois grimpaient en bondissant vers le sommet. J'avais une émotion telle que je ne savais lequel choisir et ils étaient déjà à une vingtaine de mètres au-dessus quand je fus à même de tirer. La bête que j'avais au bout de ma carabine me sembla vaciller sous le coup de fusil, cependant elle continua à suivre les autres. Toutefois, avant d'arriver au sommet, le chamois s'arrêta, baissa la tête vers le rocher, ses jambes fléchirent sous lui, il essaya en vain de faire un dernier bond et, tel qu'un paquet informe, je le vis glisser de l'arête où il se tenait, décrire une courbe dans l'air et tomber dans le fond du couloir.
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