Charles Gleyre (1806-1874) - Le romantique repenti

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Côme Fabre - Charles Gleyre (1806-1874) - Le romantique repenti.
La perfection lisse de sa facture et ses sujets majoritairement mythologiques ont longtemps fait passer Charles Gleyre pour un esthète froid, conventionnel... Lire la suite
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Résumé

La perfection lisse de sa facture et ses sujets majoritairement mythologiques ont longtemps fait passer Charles Gleyre pour un esthète froid, conventionnel et aveugle aux révolutions de son temps. C'est oublier le rôle majeur joué par ce peintre et par son atelier d'enseignement sur la scène artistique parisienne au milieu du XIXe siècle. Républicain convaincu, le maître d'origine suisse mais Parisien d'adoption forma en effet toute une génération de peintres, des néo-grecs Gérôme et Picou aux futurs impressionnistes, Sisley, Bazille, Renoir...
Placé sous le signe du spleen et de l'idéal, cet ouvrage invite à se replonger avec bonheur dans les splendeurs illusionnistes d'un imaginaire singulier, peuplé de créatures ambiguës : violeurs italiens et Nubiennes impudiques, ménades assoiffées de sang, pythies hystériques, ptérosaures et autres volailles préhistoriques ! Des yeux écarquillés de Minerve aux mains boudinées d'Hercule, il faut éprouver la puissance mystique et humoristique avec laquelle l'angélique Gleyre réactive en profondeur les sortilèges de l'académisme.

Caractéristiques

  • Date de parution
    11/05/2016
  • Editeur
  • ISBN
    978-2-7541-0940-6
  • EAN
    9782754109406
  • Présentation
    Broché
  • Nb. de pages
    271 pages
  • Poids
    1.822 Kg
  • Dimensions
    24,7 cm × 30,8 cm × 3,0 cm

Avis libraires et clients

L'éditeur en parle

Catalogue officiel de l'exposition Charles Gleyre (1806-1874) Le romantique repenti au musée d'Orsay du 10 mai au 11 septembre 2016.Charles Gleyre occupe une place majeure dans la peinture académique à Paris au milieu du xixe siècle. Pourtant, la France n'a jusqu'à présent jamais consacré d'exposition monographique à ce peintre qui mérite d'être redécouvert à plus d'un titre, lui qui reçoit plusieurs médailles au Salon de Paris et qui, nommé professeur à l'École des beaux-arts de Paris en 1843, décide d'ouvrir l'un des ateliers les plus courus de la capitale française (plus de 500 étudiants le fréquenteront, ainsi que les futurs impressionnistes tels que Monet, Bazille, Renoir et Sisley).Ce peintre vaudois, Français d'adoption, quitte Chevilly en 1819 pour se rendre à Lyon chez son oncle avant de « monter à Paris ».
Il se retrouve au cœur d'une ville en plein essor, centre de la richesse et du mécénat, capitale mondiale de l'art, pôle artistique où bouillonnent les idées et les expressions. Dans ce contexte, Gleyre, cet éternel mélancolique en décalage avec son temps, va explorer des solutions iconographiques nouvelles en créant des sujets totalement originaux.Après avoir étudié la peinture dans l'atelier de Louis Hersent, il entreprend plusieurs voyages, le premier à Rome qui va durer trois années, le second en Orient, en 1834, en compagnie de John Lowell Jr., industriel et amateur d'art fortuné, durant lequel il exécute une quantité considérable d'études, d'esquisses, de croquis, de dessins et d'aquarelles reproduisant les sites, les coutumes et les scènes de mœurs des nombreux pays parcourus.De retour à Paris, il travaille quelque temps avec Ingres sur un projet pour le château de Dampierre.
Mais c'est l'exposition au Salon de 1843 de l'œuvre Le Soir, plus tard appelée Les Illusions perdues, qui lance définitivement la carrière du peintre et reste indissociable de la renommée de l'artiste.Peintre académique au dessin irréprochable, Charles Gleyre se rapproche des romantiques et des symbolistes, par la poésie de son œuvre aux teintes mystérieuses et irréelles. La perfection lisse de sa facture et ses sujets majoritairement mythologiques ont pu longtemps faire croire à un esthète froid, conventionnel et aveugle aux révolutions de son temps.
Mais les recherches en histoire de l'art ont toutefois fait prendre conscience du rôle important de son atelier. En outre, les relectures de son œuvre, au premier rang desquelles figure l'analyse psychanalytique de Michel Thevoz publiée en 1980, ont fait réapparaitre les contradictions passionnantes de l'artiste comme de son œuvre.Placée sous le signe du spleen et de l'idéal, l'exposition du musée d'Orsay offre l'occasion, à travers les prêts majeurs du Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne, de se replonger avec bonheur dans les illusions de l'académisme.

À propos de l'auteur

Biographie de Côme Fabre

Côme Fabre est conservateur au musée d'Orsay.

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