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Charles de Ziegler (1890-1962). Peintre aquarelliste genevois

Par : Olivier Veyrat, Tamara Veyrat
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  • Nombre de pages143
  • PrésentationRelié
  • Poids0.4 kg
  • Dimensions16,5 cm × 23,6 cm × 1,1 cm
  • ISBN978-2-8321-0496-5
  • EAN9782832104965
  • Date de parution01/01/2012
  • ÉditeurSlatkine (Editions)

Résumé

On reconnaît au premier coup d'oeil un Ziegler . A ce qu'il représente, bien sûr. Immanquablement une vue du canton de Genève. Si possible avec fond de Salève, un coin charmant de la vieille-ville ou une femme pudiquement nue. Mais surtout, ce singulier mélange de crayon, de gouache et d'huile donne à ses oeuvres une tonalité sépia qui fait reconnaître l'artiste entre tous. ¿ C'est ce qui frappe, chez ce peintre.
Et qui fait de lui un peintre aussi familier que le général Guisan dans les bistrots : cette tonalité sépia, je veux dire son art de nous montrer toute chose qu'il a regardée et aimée comme si celle-ci avait aussitôt accepté de poser pour lui, docilement prête à se laisser transfigurer pour l'éternité. Bardé de son chevalet et de sa palette comme un photographe de son trépied, Ziegler était porté à saisir non pas l'instantané mais la permanence des lieux qui lui semblaient les plus dignes de résister au temps.
De cette première moitié de vingtième siècle, surtout celle avant-guerre, il voulait en somme témoigner celle où l'on pouvait encore contempler la campagne, un coin de vieille-ville ou le corps d'une femme en toute sérénité. Oui, on se plait, dans les oeuvres du peintre genevois, à rêver d'une époque qui n'était sans doute pas plus insouciante que la nôtre, mais disons, plus simple. Voilà pourquoi il y a quelque chose de zen dans la peinture de Charles de Ziegler.
Elle semble vouloir nous dire Voilà comment les choses devraient demeurer à jamais. Exactement comme Rimbaud s'exclamait Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là, simple et tranquille ! Serge Bimpage