Ali Ahmad Saïd Esber, d'origine rurale, est né le 1er janvier 1930 dans le village de Kassabine, en Syrie. Il prend à vingt ans le pseudonyme d'Adonis, lit Baudelaire, Rilke et, plus tard, Michaux, Char. Il choisit la nationalité libanaise en 1962. Sa poésie exprime les déchirements et les espoirs de la culture arabe contemporaine. Adonis vit à Paris depuis 1986.
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Chants de Mihyar le Damascène
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- Nombre de pages224
- PrésentationBroché
- Poids0.325 kg
- Dimensions14,0 cm × 22,5 cm × 1,3 cm
- ISBN2-7274-3498-7
- EAN9782727434986
- Date de parution01/09/1995
- ÉditeurSindbad
Résumé
L'art d'Adonis se réalise à la faveur d'une double généalogie. Celle des grands inspirés de la modernité occidentale : Hölderlin, Rilke, Michaux... Et celle que distille l'héritage arabe, en ses voix de liberté. Le poète s'imprègne des dits soufis, fragments d'errance, énigmatiques paroles d'extase ou de frayeur qui grandissent dans le coeur des possédés. La vision d'Adonis mûrit à la lecture de Hallâj et Niffari.
L'intermédiaire, Dieu, personne ou concept, est défait dans cette marche vers l'irreprésentable, l'indicible. Son écriture met en oeuvre le démantèlement de l'image et de son économie. Chaque halte transfigure l'objet extérieur. Le poème est le témoin du feu intérieur. Distinguant la religiosité de la croyance, son discours oraculaire déroute le dogme. Orphelin de l'être, son mysticisme n'est plus en Dieu.
Telle s'entend la voix mythique de Mihyar sur les blancs chemins de l'exil.
L'intermédiaire, Dieu, personne ou concept, est défait dans cette marche vers l'irreprésentable, l'indicible. Son écriture met en oeuvre le démantèlement de l'image et de son économie. Chaque halte transfigure l'objet extérieur. Le poème est le témoin du feu intérieur. Distinguant la religiosité de la croyance, son discours oraculaire déroute le dogme. Orphelin de l'être, son mysticisme n'est plus en Dieu.
Telle s'entend la voix mythique de Mihyar sur les blancs chemins de l'exil.













