Robert Tirvaudey est professeur de philosophie, docteur dans la même discipline, auteur de nombreux ouvrages dont notamment des recueils de poésie, de nouvelles, théâtre, romans, et des essais philosophiques. Il est notamment l'auteur d'In Vitro, publié aux éditions Fougue.
Cette marche lente dans l’avenue des Glycines
Par :Formats :
- Nombre de pages198
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.4 kg
- ISBN978-2-490873-41-8
- EAN9782490873418
- Date de parution18/12/2025
- CollectionRêverie
- ÉditeurFougue Editions
Résumé
Ce que le poète lyrique confond avec l'émotion n'est souvent que le bruit intérieur de son ego. On nous a longtemps appris que la poésie naissait de la douleur, du coeur mis à nu, du cri. Quelle illusion ! La douleur, lorsqu'elle s'étale, devient rhétorique ; le cri, quand il se répète, n'est plus qu'un tic sonore. La sincérité ne suffit pas à faire un poème, pas plus qu'un sanglot ne suffit à faire une vérité.
Il faut en finir avec la poésie du coeur. Depuis deux siècles, le poète se contemple dans le miroir de son âme, pleurant sur ses blessures, exaltant ses amours perdues, écrivant des élégies pour des lunes mortes. Le vers s'est fait mouchoir, le poème confession. A force de crier "je", le poète a cessé de force de crier "je", le poète a cessé de parler du monde. Il n'est plus qu'un petit animal sentimental qui lèche ses plaies en public et baptise cela "art".
Il faut en finir avec la poésie du coeur. Depuis deux siècles, le poète se contemple dans le miroir de son âme, pleurant sur ses blessures, exaltant ses amours perdues, écrivant des élégies pour des lunes mortes. Le vers s'est fait mouchoir, le poème confession. A force de crier "je", le poète a cessé de force de crier "je", le poète a cessé de parler du monde. Il n'est plus qu'un petit animal sentimental qui lèche ses plaies en public et baptise cela "art".








