Ce lieu que les pierres regardent. Variations, Pas japonais, L'invention de l'espace

Par : Jean-Louis Giovannoni
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  • Nombre de pages200
  • PrésentationBroché
  • Poids0.4 kg
  • Dimensions14,5 cm × 22,0 cm × 1,5 cm
  • ISBN978-2-914577-43-4
  • EAN9782914577434
  • Date de parution15/05/2009
  • CollectionTerre de poésie
  • ÉditeurLettres Vives
  • PréfacierGisèle Berkman

Résumé

Qu'est-ce que marcher, parler, écrire, bouger, qu'est-ce que ces actes qui nous mettent au monde, " en " monde, comme se plaît parfois à dire Jean-Louis Giovannoni ? Le poème est ici pensée en perpétuel mouvement, et le mouvement est la matière même du dire : " Peut-être ne dit-on que le mouvement ". Une pierre, un homme qui marche, un posé de mots sur la feuille : cette simplicité est inépuisable. L'apparente stabilité du monde, c'est du mouvement encore : " L'immobile d'une chose / est toujours le geste qu'il faudrait / pour une autre " (" Variations Hé / der / in "). Tout est affaire de mesure, de pas japonais ou plus ample, si l'on pense au phrasé large des " Variations Hôlderlin ", de toucher des distances. Les phrases du poème sculptent le mouvement, la métrique indiquant pour sa part un retrait, une durée comme suspendue : " Tu cherches sans cesse en toi / où se trouve la couture, pour vérifier comment se lie / le séparé " (" Pas japonais "). C'est au lecteur de refaire le chemin, d'effectuer en lui-même le geste physique et mental qui phrase le retrait posé du sens.