Nouvelliste et romancier Liu Qingbang est né en 1951 dans le Henan, province pauvre du centre
de la Chine. A 16 ans, il quitte le collège pour devenir paysan, puis mineur. Après des années
passées au fond d’un puits, il travaille pendant huit ans comme journaliste au Département de la
Propagande de la mine. Il est ensuite envoyé à Pékin pour collaborer au Journal des ouvriers des
mines de Chine. Parallèlement et depuis 1972, il écrit ; les deux axes de sa création sont toujours
les mêmes, la mine et la campagne, la vie des petites gens. L’un d’eux, Le Puits (Bleu de Chine,
2003), adapté au cinéma sous le titre Blind Shaft, a reçu plusieurs prix internationaux, dont un
Ours d’argent au festival de Berlin.
Cataclysme
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- Nombre de pages105
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.124 kg
- Dimensions12,0 cm × 18,5 cm × 1,1 cm
- ISBN978-2-07-013168-6
- EAN9782070131686
- Date de parution03/03/2011
- ÉditeurGallimard
- TraducteurFrançoise Naour
Résumé
Ce recueil rassemble trois nouvelles. Dans Nouvel An à la mine, nous sommes à la veille du
Nouvel An. Une femme et sa fillette attendent le mari, le père, et se préparent pour les festivités.
Mais l’homme, mineur au loin, ne viendra pas. Il doit aller au charbon, pas question de refuser, car la concurrence est âpre, nombreux sont les paysans qui attendent et préfèrent ces conditions
pénibles à une vie de labeur agricole, moins lucrative.
La nouvelle titrée, Cataclysme, se passe en Chine centrale dans les années 1950. Un déluge
s’abat sur la grande plaine, broyant tout : les barrages craquent, les eaux montent. Un petit village
menacé doit être évacué, mais trois villageois resteront. Une jeune mère et deux volontaires, chargés de veiller sur les tours greniers qui renferment les fruits du labeur collectif.
Dans Automnale, un soir, après avoir bien bu et mangé avec d’obscurs compagnons, un homme,
dragueur et bon à rien, disparait. Sa femme s’inquiète et une enquête est menée. Les six jours de
recherche seront l’occasion d’approcher la vie rurale des gens de peu.
Ces trois récits, dignes de Dickens, décrivent un quotidien triste et souvent sordide, d’un quelque
part perdu dans les régions pauvres du centre de la Chine. Des histoires sombres comme la réalité
de la vie rurale où tout est banal, ordinaire. Il faut vivre coûte que coûte. Ces textes émouvants
font vivre ceux dont on parle peu. Derrière ces textes-prétextes, c’est toute la Chine des bourgs,
des petits boulots, de l’âpreté au gain, des mesquineries qui défile.
L'éditeur en parle
C'est sa double expérience de paysan et de mineur de fond que Liu Qingbang exploite dans ces trois nouvelles dignes de Dickens. L'empathie à l'égard des personnages, l'humour face aux circonstances tragiques confèrent à ses récits une savoureuse originalité.



