Carnets de guerre 1914-1918. Un témoin lucide

Par : Edouard Coeurdevey
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  • Nombre de pages1234
  • FormatPoche
  • PrésentationBroché
  • Poids0.63 kg
  • Dimensions10,8 cm × 17,7 cm × 5,4 cm
  • ISBN978-2-266-21851-1
  • EAN9782266218511
  • Date de parution06/10/2011
  • CollectionPocket Terre Humaine
  • ÉditeurPocket
  • PréfacierJacques Marseille
  • AnnotateurAnnie Coeurdevey
  • AnnotateurJean-Rémi Clausse

Résumé

Cet ouvrage n'est pas un témoignage de plus sur la Première Guerre mondiale. A l'heure où le dernier Poilu a disparu, voici une chronique de la guerre unique en son genre, vue des bureaux de l'arrière, où l'on s'occupe du matériel et de la logistique. Ce livre est un reportage quasi quotidien observant les faiblesses de l'organisation, les inepties de la bureaucratie, le brassage social, les inimitiés et la camaraderie, la couardise et le courage.
Ecrites au fil de la plume, sans presque aucune rature, par un de ces fils de la IIIe République, un jeune paysan franc-comtois devenu grâce à l'école un intellectuel profondément patriote, ces pages frappent par la qualité de l'écriture et la finesse de l'analyse.
Edouard Coeurdevey, né à Verne (Doubs) en mars 1882, est l'aîné d'une famille rurale de sept enfants. D'abord placé comme valet de chambre chez un sénateur, dont il découvre avec passion la bibliothèque, il passe le Brevet élémentaire et obtient un poste d'instituteur auxiliaire à Germondans, avant de poursuivre ses études par une licence ès lettres à la faculté de Besançon avec le célèbre historien, spécialiste de Robespierre, Albert Mathiez.
Mobilisé comme adjudant, son témoignage est un procès-verbal impitoyable. Il y a, ainsi que l'a écrit son préfacier Jacques Marseille, "du Marc Bloch dans Edouard Coeurdevey. Le Marc Bloch de L'Etrange défaite". Devenu, en 1928, directeur de l'Ecole normale d'Instituteurs catholique du Bas-Rhin à Obernai, il est obligé, en 1939, de quitter l'Alsace, alors "zone de feu", pour l'abbaye bénédictine de Solignac en Haute-Vienne.
Il emporte avec lui ses Carnets de guerre, rédigés d'août 1914 à décembre 1918, qui étaient conservés par sa famille. Ces Carnets exceptionnels et inconnus ont été redécouverts pour la collection "Terre Humaine". Il meurt en 1955.