Café-Sucre. Solution d'une guerre en Côte-d'Ivoire ?

Par : Jean-Christophe Laxave
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  • Nombre de pages228
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.365 kg
  • Dimensions15,5 cm × 23,5 cm × 1,4 cm
  • ISBN978-2-915960-92-1
  • EAN9782915960921
  • Date de parution24/02/2011
  • CollectionDocu-fiction
  • ÉditeurEsprit du Livre (L')

Résumé

La Côte-d'Ivoire était un exemple de paix aux yeux de l'Afrique. Les fantômes d'ivoire que' sont les cousinages ethniques transfrontaliers, les enfants soldats et les phénomènes d'exclusion mortelle qu'un politicien a qualifiés d'ivoirité ont bouleversé le pays. Il est vrai qu'on ne fait pas la guerre avec des saints : mais est-ce bien une raison pour prendre le risque de s'allier au diable ? La population du nord et celle du sud du pays ont partagé les mêmes peines au moment de ces fêtes sanglantes. À ce jeu d'alliances terribles avec des cousins encombrants et machiavéliques, avec des agitateurs brillants, la Côte-d'Ivoire s'est enfoncée dans la guerre. Le résultat des élections récentes a relancé la violence. Quand il existe une frontière génératrice de guerre, il faut faire admettre aux belligérants une logique d'intérêts complémentaires (économiques, culturels, institutionnels) plus forte que les logiques passionnelles, politiques et partisanes. Car l'avenir de cette Côte-d'Ivoire coupée en deux n'est pas un problème d'égalité mais de complémentarité. Alors si le café du sud était édulcoré par le sucre du nord ? Il y aurait bien un endroit dans le pays où l'on pourrait boire du café sucré ?
Jean-Christophe Laxave, consultant et voyageur de l'Afrique, aime la Côte-d'Ivoire, sa poésie, son art de vivre. Il n'a connu le pays que sur le terrain et jamais sous les ors de cette république. S'il évoque des actes innommables, ce n'est que pour mieux fustiger les défenseurs de Laurent Gbagbo et rappeler à la communauté internationale oublieuse des choses dérangeantes le parcours sanglant, jalonné de morts et de viols, qu'a sciemment suivi l'homme pour se maintenir au pouvoir à n'importe quel prix. La conclusion de ce livre est étonnante, sans détours, presque brutale : elle nous concerne directement, comme on peut l'être par sa propre image perçue dans un miroir.