Bois sec, bois vert

Par : Charles-Albert Cingria
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  • Nombre de pages286
  • FormatPoche
  • PrésentationBroché
  • Poids0.29 kg
  • Dimensions12,6 cm × 19,0 cm × 1,7 cm
  • ISBN2-07-028046-2
  • EAN9782070280469
  • Date de parution13/05/2000
  • CollectionL'Imaginaire
  • ÉditeurGallimard

Résumé

En 1933, Jean Paulhan écrivait à André Gide : " Je ne serais pas loin de voir dans Cingria un grand écrivain. " C'était aussi l'avis de Claudel, de Ramuz, de Cocteau, de Max Jacob et de quelques autres. Quinze ans plus tard paraissait Bois sec Bois vert qui, aujourd'hui encore, est comme le microcosme d'une œuvre que son auteur dispersait autant par nécessité que par insouciance, mais qui s'est révélée avec le temps considérable, et d'une rare cohésion dans sa diversité.
Si plusieurs textes que réunit Bois sec Bois vert semblent ainsi relever plus ou moins du genre de la nouvelle (Xénia et le diamant), du conte fantasmagorique (Hippolyte hippocampe), de l'étude littéraire historique (Lou Sordel) ou archéologique (Le Comte des formes), ils appartiennent en fait comme les six autres au genre unique et indéfinissable que s'est créé le génie vadrouilleur de Cingria. Captant l'extraordinaire acuité de sensations d'un être qui n'ignora que l'indifférence, c'est la langue elle-même ici qui voit, fait voir, et promène délectablement le lecteur.
Avec son mélange d'élaboration fastueuse et de spontanéité déflagrante, elle nous restitue de la même façon le suc des temps anciens où déambulait l'érudition imaginative de l'écrivain, et la vibration des instants de ce monde que son regard toujours neuf et libre enregistrait pour les magnifier. " Je ne suis pas un nom ", a-t-il noté un jour, " il n'y a que la vie qui m'intéresse. " En retour la vie éclate dans tout ce qui demeure sous le nom de Cingria.

Avis des lecteurs
Commentaires laissés par nos lecteurs

4/5
sur 1 note dont 1 avis lecteur
“ Faire feu de tout bois ”
Le livre le plus connu de l'inconnu Cingria, dont Jacques Réda ne cesse à juste titre de chanter la gloire secrète. Impossible à résumer : dix textes pour lecteurs prêts à perdre pied. Sensibles au vertige, s'abstenir. On trouve un portrait de l'homme par Jacques Chessex dans le catalogue d'une exposition qui lui fut consacrée par la BNF en 1984 (le scan est horrible, mais le texte admirable): http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65325685/f29.image.langEN
  • XXe siècle
Charles-Albert Cingria est né à Genève en 1883. A partir de 1902 il voyage : Espagne, Constantinople, Afrique du Nord, Italie (séjours à Rome), et fait ses débuts littéraires dans des revues romandes en compagnie de Ramuz. Etabli à Paris vers 1914, il ne cessera pas de circuler et dispersera ses chroniques dans quantité de publications. Deux de ses principaux ouvrages, La Civilisation de Saint-Gall et Pétrarque, paraissent respectivement en 1929 et 1932.
Durant les années de guerre passées en Suisse, suivront notamment Florides helvètes, Musiques de Fribourg et, après le retour en France, La Reine Berthe puis Bois sec Bois vert (1948), première ébauche d'une " œuvre complète " qui ne sera réunie que bien après la mort de l'écrivain, survenue à Genève en 1954. En apparence fragmentée et soumise au démon de la digression, cette œuvre est sans équivalent par l'unité de son style à la fois lyrique et réaliste, familier et savant, explosif et drolatique, où ne cesse de crépiter un esprit libre, sensuel, curieux de tout.
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