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blasons et contreblasons. du corps, de l’oeil, de la bouche, du tétin, du coeur, du con, du cul, du pet et de la mort
1e édition
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- Nombre de pages66
- PrésentationBroché
- Poids0.09 kg
- Dimensions15,5 cm × 21,5 cm × 0,5 cm
- ISBN978-2-493282-01-9
- EAN9782493282019
- Date de parution13/05/2022
- CollectionLivrets d'art
- ÉditeurWAKNINE
Résumé
Le blason est un étrange phénomène littéraire qui voit le jour au xvie siècle. Son initiateur ? Un certain Clément Marot, qui revendique cette paternité en quelques vers écrits au cours de l'année 1538 : Nobles Espritz de France Poëtiques, Nouveaux Phebus surpassans les Antiques, Graces vous rendz, dont avez imité Non ung Tétin beau par extrémité, Mais ung Blason, que je feis de bon zelle Sur le Tétin d'une humble Damoiselle.
Le blason devient ainsi un procédé rhétorique que de nombreux auteurs se plaisent à pratiquer. On s'y consacre à l'éloge de telle ou telle partie du corps (féminin), ou à son blâme, quand il s'agit de son pendant : le contreblason. Une délicieuse et déroutante anatomie littéraire, qui n'est pas sans rapport avec l'avènement à la même époque de médecins anatomiques comme André Vésale ou Charles Estienne, et qu'on verra peu à peu s'étendre, au-delà des parties du corps, à des notions bien plus abstraites comme la mort ou l'esprit.
Le blason devient ainsi un procédé rhétorique que de nombreux auteurs se plaisent à pratiquer. On s'y consacre à l'éloge de telle ou telle partie du corps (féminin), ou à son blâme, quand il s'agit de son pendant : le contreblason. Une délicieuse et déroutante anatomie littéraire, qui n'est pas sans rapport avec l'avènement à la même époque de médecins anatomiques comme André Vésale ou Charles Estienne, et qu'on verra peu à peu s'étendre, au-delà des parties du corps, à des notions bien plus abstraites comme la mort ou l'esprit.

