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  • Nombre de pages412
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.759 kg
  • Dimensions15,0 cm × 20,2 cm × 0,0 cm
  • ISBN978-1-953691-22-4
  • EAN9781953691224
  • Date de parution22/05/2025
  • ÉditeurBlank Forms

Résumé

Ce volume explore les premières oeuvres électroniques de la compositrice française Eliane Radigue, dont l'approche radicale du feedback, de la synthèse analogique et de la composition sur bande a longtemps résisté à l'interprétation historique et technique. Combinant des textes clés, des documents primaires nouvellement traduits, des entretiens approfondis et des essais de commande, ce recueil interroge la pratique compositionnelle idiosyncrasique de la compositrice, qui englobe et confronte en même temps la nature itérative de la bande magnétique, les subtilités de l'amplification et l'expérience même de l'écoute.
Parmi ces contributions, le violoncelliste Charles Curtis, proche collaborateur de Radigue, présente un aperçu approfondi des premières expériences de la compositrice avec les techniques de feedback et la synthèse analogique, de son évolution vers la composition pour des instruments non amplifiés et des interprètes en direct, ainsi que de ses conceptions esthétiques uniques du temps et de la présence.
Un certain nombre de conversations détaillées entre la compositrice et les chercheurs Georges Haessig, Patrick de Haas, Ian Nagoski et Bernard Girard fournissent des informations cruciales sur ses méthodes de travail à différents moments de sa carrière. Dagmar Schwerk, spécialiste des sciences religieuses, se penche sur Kyema, l'oeuvre de Radigue réalisée en 1988 à l'aide d'un synthétiseur, dans le contexte de la pensée bouddhiste tibétaine et de son histoire, tandis que les textes des musiciens Daniel Silliman et Madison Greenstone examinent, de manière sensiblement différente, les caractéristiques techniques de la pratique sonore de Radigue.
Des esquisses d'oeuvres non réalisées, des critiques contemporaines, des programmes de concert et d'autres documents permettant de retracer l'histoire de l'interprétation des premières oeuvres de Radigue sont présentés ensemble pour la première fois. L'anthologie se termine par une table ronde entre Curtis, Greenstone et Anthony Vine, qui démêle le noeud de paradoxes au centre de la pratique artistique de Radigue pour retracer le fil de son "ethos de résistance".
Éliane Radigue (née en 1932 à Paris) peut être considérée comme l'une des compositrices contemporaines les plus innovatrices et les plus inspirantes, depuis sa musique électronique jusqu'à son travail acoustique de ces quinze dernières années. Influencé par la musique concrète et formé par des séjours réguliers aux États-Unis où elle découvre les synthétiseurs analogiques, son travail déploie une intensité à la fois monumentale et fragile. Grâce à ses réflexions profondes sur le son et l'écoute, c'est non seulement sa musique, mais aussi ses méthodes de travail, qui ont forgé un ensemble de nouveaux paramètres pour travailler le son en tant que matériau musical. Julia Eckhardt est musicienne et curatrice dans le domaine des arts sonores. Elle est membre fondateur et directrice artistique de Q-O2 laboratoire artistique à Bruxelles, pour lequel elle a conceptualisé divers projets de recherche thématiques. En tant qu'interprète de musique composée et improvisée, elle a collaboré avec de nombreux artistes, notamment avec Eliane Radigue. Elle s'est produite à l'international et a publié plusieurs enregistrements. Elle a donné des conférences sur des sujets tels que le son, le genre et l'espace public, et est (co) auteur de The Second Sound, Conversation on Gender and Music, Grounds for Possible Music et The Middle Matter – Sound as Interstice.