Né en 1949 à Port-au-Prince et décédé à Paris en 2008, Jean-Claude Charles a quitté Haïti à l'âge de 21 ans. Il est l'auteur d'une œuvre immense, rééditée chez Mémoire d'encrier. Marguerite Duras a vu en lui le « meilleur écrivain d'aujourd'hui ». Poète et journaliste, il est aussi l'auteur d'essais et de romans, dont Sainte Dérive des cochons (1977) et Ferdinand, je suis à Paris (1987). Après Négociations (poésie) et Manhattan Blues (roman), Bamboola Bamboche est son troisième titre publié chez Mémoire d'encrier.
Bamboola bamboche
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- Nombre de pages191
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.25 kg
- Dimensions14,0 cm × 21,5 cm × 1,3 cm
- ISBN978-2-89712-360-4
- EAN9782897123604
- Date de parution02/03/2016
- ÉditeurMémoire d'Encrier
Résumé
Construit selon la chronologie d'une nuit, ce roman se déroule dans un bar, sur une île de la Caraïbe : enquête sur la disparition d'un écrivain par un journaliste amoureux d'une femme impliquée dans un projet révolutionnaire. "Je revenais d'une sale guerre. Sale comme toutes les guerres. L'enfer je vous dis. Faisais des rêves de sang, de mort. Quand j'arrivais à trouver le sommeil. A présent, avec Gina, j'allais vers d'autres peurs.
Peur de l'insularité. Je loue une voiture qui ne me sert à rien. Le plus court chemin vers l'aéroport, et cric ! Peur de la guerre. Je n'ai rien vu à Hiroshima, rappelle-toi Barbara, et caetera. Peur de Dieu. Qui récompense les bons et punit les méchants. Peur de la folie. Celle qu'on n'enferme jamais. Parce qu'elle s'enferme toute seule. Peur des effusions de masse. Le lieu est magnifique, les touristes sont cons.
Peur de l'écriture. Qui comme chacun sait est une cochonnerie. Peur du Diable. Forcément puisque Dieu et caetera. Donc du Paradis et de l'Enfer. Peur de la lecture. Qui, tous les docteurs vous le diront, agrandit l'âme. La faute à Voltaire ! Peur de mes obsessions. Parce que ça m'obsède".
Peur de l'insularité. Je loue une voiture qui ne me sert à rien. Le plus court chemin vers l'aéroport, et cric ! Peur de la guerre. Je n'ai rien vu à Hiroshima, rappelle-toi Barbara, et caetera. Peur de Dieu. Qui récompense les bons et punit les méchants. Peur de la folie. Celle qu'on n'enferme jamais. Parce qu'elle s'enferme toute seule. Peur des effusions de masse. Le lieu est magnifique, les touristes sont cons.
Peur de l'écriture. Qui comme chacun sait est une cochonnerie. Peur du Diable. Forcément puisque Dieu et caetera. Donc du Paradis et de l'Enfer. Peur de la lecture. Qui, tous les docteurs vous le diront, agrandit l'âme. La faute à Voltaire ! Peur de mes obsessions. Parce que ça m'obsède".











