Avoir vingt ans à Dachau. L'histoire de mon père

Par : Joëlle Delpech-Boursier
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  • Nombre de pages170
  • PrésentationBroché
  • Poids0.31 kg
  • Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 1,0 cm
  • ISBN978-2-915293-89-0
  • EAN9782915293890
  • Date de parution01/08/2015
  • CollectionCes oubliés de l'histoire
  • ÉditeurTirésias
  • PréfacierBarbara Distel
  • IllustrateurJacques Barrau

Résumé

Résumé : C'est un récit poignant, « sur la captivité de mon père » écrit Joëlle Delpech-Boursier sur André Delpech, qu'elle nous livre à travers ces pages. Durant plusieurs années, elle écoute, recueille patiemment ses mots, sa blessure, son témoignage distillé par bribes par ce jeune résistant, mais ô combien essentiel pour saisir et vivre notre aujourd'hui en liberté. André Delpech est quercinois, arrêté par la Gestapo à Cahors le 17 mai 1944, puis déporté au camp de la mort lente de Dachau, dans un des Kommando les plus durs de la vallée du Neckar en Allemagne, après avoir survécu au fameux train de la mort.
Le récit évoque avec force détails l'enfer que ce jeune résistant a vécu dans sa déportation aux côtés de ses compagnons d'infortune dans ce camp de concentration, les Stücks qu'ils étaient devenus devant disparaître sans laisser aucune trace. Après la guerre, André Delpech fit une brillante carrière militaire avec le grade de général de corps d'armée. Son nom restera toujours attaché à Dachau dont il a présidé le Comité International pendant quatorze ans.
La chancelière allemande Angela Merkel a accepté en 2013 de recevoir le prix de ce comité portant le nom du général André Delpech. Ce témoignage ainsi recueilli se veut avant tout un travail, un devoir de mémoire œuvre portée par une enfant d'un déporté résistant, elle qui n'a pas connu la guerre mais qui hérite d'une histoire et de certaines valeurs à transmettre pour aider à faire de nos enfants des citoyens.
En particulier celles que son père a défendu toute sa vie, la liberté et le respect de la dignité humaine. « La liberté qui paraît évidente à ceux qui l'ont toujours connue, exige pour être conservée et vécue une vigilance constante des hommes et des femmes de tous les continents du globe » avait-il dit lors d'un discours prononcé sur la place d'appel de Dachau devant une assemblée internationale.
Joëlle Delpech-Boursier est le deuxième enfant sur trois du général André Delpech, née à Cahors en 1958. À la fin de ses études médicales, elle choisit la spécialité de médecin du travail. À partir de 1998 l'Amicale du camp de concentration de Dachau et devient membre du Conseil d'administration et du Bureau. Dès 2002, elle est membre de l'Assemblée Générale du Comité International de Dachau. André Delpech, né en 1924, décide à l'âge de 18 ans de résister aux occupants allemand nazis dans la région de Cahors.
Il intègre le réseau AS Veny. Il est arrêté en mai 1944 et déporté à Dachau au kommando de Neckargerach. Il fait partie du convoi de la mort parti le 2 juillet de Compiègne et arrivé à Dachau le 5 juillet 1944. Il est libéré en avril 1945. À son retour, après une convalescence, il intègre l'École Militaire de Saint Cyr, dans la promotion Rome et Strasbourg. Il finit sa brillante carrière militaire en tant que Général de Corps d'Armée, Contrôleur Général des Armées en mission extraordinaire.
De 1991 à 2011 il est élu à plusieurs reprises Président de l'Amicale du camp de concentration de Dachau et de 1991 à 2005 il est élu pour plusieurs mandats Président du Comité International de Dachau qui comprend près d'une quarantaine de nationalités. À partir de 2005, il en devient Président d'honneur. Au cours de ses mandats, il eut à cœur d'intégrer les descendants des déportés pour leur confier le travail de mémoire.
André Delpech décède le 18 juillet 2012.