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Aux marges du monolinguisme
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- Nombre de pages272
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.367 kg
- Dimensions14,1 cm × 20,5 cm × 1,7 cm
- ISBN978-2-88915-697-9
- EAN9782889156979
- Date de parution21/05/2026
- ÉditeurPPUR
Résumé
Que perd la science lorsqu'elle se réduit à une langue unique ? Cet ouvrage interroge l'apparente évidence du monolinguisme dans le travail scientifique et en dévoile les limites épistémologiques. A rebours d'une norme largement admise - celle d'une science s'exprimant prioritairement en anglais -, il montre que les langues participent à la construction même des savoirs, en offrant des ressources interprétatives, contextuelles et créatives.
A partir d'enquêtes, d'études de cas et de témoignages issus de plusieurs disciplines, les auteurs analysent des situations où le non-recours au plurilinguisme conduit à des raccourcis, à des angles morts, à des réductions, voire à des aberrations. Ces cas de monolinguisme " aveugle " doivent interpeller aussi bien les scientifiques que la gouvernance des universités qui, très souvent, diluent les enjeux de la langue dans un mouvement d'internationalisation insuffisamment remis en question.
Ce livre invite à repenser les politiques linguistiques académiques et à reconnaître la diversité des voix comme une condition essentielle de la vitalité scientifique.
A partir d'enquêtes, d'études de cas et de témoignages issus de plusieurs disciplines, les auteurs analysent des situations où le non-recours au plurilinguisme conduit à des raccourcis, à des angles morts, à des réductions, voire à des aberrations. Ces cas de monolinguisme " aveugle " doivent interpeller aussi bien les scientifiques que la gouvernance des universités qui, très souvent, diluent les enjeux de la langue dans un mouvement d'internationalisation insuffisamment remis en question.
Ce livre invite à repenser les politiques linguistiques académiques et à reconnaître la diversité des voix comme une condition essentielle de la vitalité scientifique.
L'éditeur en parle
Le travail scientifique utilise le discours de manière large et diversifiée. La science se parle, se lit, se discute. Les cercles d'énonciation de la science sont eux-mêmes variés et impliquent notamment des interactions intradisciplinaires, interdisciplinaires et avec la société civile. La contextualisation de la science et, surtout, du discours scientifique interpelle directement l'usage de telle ou telle langue.
Aujourd'hui, pourtant, l'anglais semble être LA langue de la science. Cela voudrait-il dire que cette dernière peut être envisagée comme décontextualisée ? La voix unique masquerait-elle les voies diverses ? L'adhésion au choix d'une langue unique et commune s'ancre souvent dans une vision " amincie " des liens entre contexte, discours et langue et, en aval, à une vision réduite des fonctions de la langue.
La fonction centrale prêtée à l'usage d'une langue semble être la communication. Or, les théories linguistiques montrent que la langue sert tout autant sinon plus à se représenter le monde et à se situer dans un contexte. La question du plurilinguisme dans la science donne lieu à des recherches de mieux en mieux établies, mais les pratiques observables sur le terrain et les discours circulant parmi les acteurs scientifiques s'orientent majoritairement vers le monolinguisme, le rapport du travail scientifique au discours et à la langue étant peu questionné.
Cet ouvrage veut problématiser le rapport entre travail scientifique et plurilinguisme, de manière générale mais aussi en documentant les pratiques relatives à une diversité de champs disciplinaires (santé, physique, droit). Des études de cas et anecdotes illustrent des situations où le non-recours au plurilinguisme a conduit à un manque de questionnement, à des raccourcis, à des illusions, à des réductions voire à des aberrations.
Ces cas de monolinguisme " aveugle " doivent interpeller aussi bien les scientifiques que la gouvernance des universités qui, très souvent, diluent les enjeux de la langue dans un mouvement d'internationalisation mal compris.
Aujourd'hui, pourtant, l'anglais semble être LA langue de la science. Cela voudrait-il dire que cette dernière peut être envisagée comme décontextualisée ? La voix unique masquerait-elle les voies diverses ? L'adhésion au choix d'une langue unique et commune s'ancre souvent dans une vision " amincie " des liens entre contexte, discours et langue et, en aval, à une vision réduite des fonctions de la langue.
La fonction centrale prêtée à l'usage d'une langue semble être la communication. Or, les théories linguistiques montrent que la langue sert tout autant sinon plus à se représenter le monde et à se situer dans un contexte. La question du plurilinguisme dans la science donne lieu à des recherches de mieux en mieux établies, mais les pratiques observables sur le terrain et les discours circulant parmi les acteurs scientifiques s'orientent majoritairement vers le monolinguisme, le rapport du travail scientifique au discours et à la langue étant peu questionné.
Cet ouvrage veut problématiser le rapport entre travail scientifique et plurilinguisme, de manière générale mais aussi en documentant les pratiques relatives à une diversité de champs disciplinaires (santé, physique, droit). Des études de cas et anecdotes illustrent des situations où le non-recours au plurilinguisme a conduit à un manque de questionnement, à des raccourcis, à des illusions, à des réductions voire à des aberrations.
Ces cas de monolinguisme " aveugle " doivent interpeller aussi bien les scientifiques que la gouvernance des universités qui, très souvent, diluent les enjeux de la langue dans un mouvement d'internationalisation mal compris.


