Christine Avel a publié un roman, Double Foyer, et un recueil de nouvelles, L'Apocalypse sans peine, aux éditions Le Dilettante. Ses romans jeunesse paraissent depuis 2012 à l'Ecole des loisirs. En parallèle, elle a travaillé dans la banque, en ONG et en développement dans les pays du Sud, puis sur l'écriture en entreprise. Elle écrit également des nouvelles pour la radio et pour la revue Décapage.
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- Nombre de pages284
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.315 kg
- Dimensions14,0 cm × 20,5 cm × 2,0 cm
- ISBN978-2-02-128655-7
- EAN9782021286557
- Date de parution07/04/2016
- CollectionCadre rouge
- ÉditeurSeuil
Résumé
Une jeune femme très visiblement enceinte est arrêtée en Birmanie au moment de décoller pour la France. Motif : le certificat médical qui l'autorise à voyager n'est pas au nom de son passeport. L'un est à son nom de jeune fille, l'autre à son nom marital. Voilà ce qu'il en coûte aux femmes indépendantes : la future mère va devoir appeler son mari à l'aide. Sauf qu'il l'a conjurée de renoncer à ce voyage en Birmanie parfaitement déraisonnable dans son état, et qu'il la croit à Hambourg.
Contrainte d'attendre la décision d'ubuesques autorités birmanes, entourée de faux balayeurs qui sont de vrais espions et de vraies grands-mères aux allures de sorcières, la jeune femme s'interroge : pourquoi, depuis l'enfance, a-t-elle l'obsession du départ chevillée au corps. Toute sa vie défile à travers ce prisme, du remplissage maniaque du coffre de la voiture avant la transhumance estivale jusqu'aux bonnes et moins bonnes fortunes des voyages professionnels acceptés avec avidité.
Elle attend, elle doute, inquiète de cette vie nomade quand elle sera mère, coupable mais convaincue qu'elle repartira. Et dans les pas de Jankélevitch, elle nous embarque dans la psyché rêveuse des grands voyageurs. Celui qui "imagine à l'avance ce retour plus doux que le miel, et s'ingénie en flânant sur la route, à faire durer le plaisir. Car c'est le plaisir de rentrer qui l'avait fait partir - le plaisir de rentrer et d'anticiper sur le plaisir du retour, et de raconter ensuite son voyage".
Contrainte d'attendre la décision d'ubuesques autorités birmanes, entourée de faux balayeurs qui sont de vrais espions et de vraies grands-mères aux allures de sorcières, la jeune femme s'interroge : pourquoi, depuis l'enfance, a-t-elle l'obsession du départ chevillée au corps. Toute sa vie défile à travers ce prisme, du remplissage maniaque du coffre de la voiture avant la transhumance estivale jusqu'aux bonnes et moins bonnes fortunes des voyages professionnels acceptés avec avidité.
Elle attend, elle doute, inquiète de cette vie nomade quand elle sera mère, coupable mais convaincue qu'elle repartira. Et dans les pas de Jankélevitch, elle nous embarque dans la psyché rêveuse des grands voyageurs. Celui qui "imagine à l'avance ce retour plus doux que le miel, et s'ingénie en flânant sur la route, à faire durer le plaisir. Car c'est le plaisir de rentrer qui l'avait fait partir - le plaisir de rentrer et d'anticiper sur le plaisir du retour, et de raconter ensuite son voyage".













