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  • Nombre de pages576
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.569 kg
  • Dimensions14,0 cm × 20,8 cm × 3,8 cm
  • ISBN2-07-020218-6
  • EAN9782070202188
  • Date de parution01/01/2001
  • CollectionBlanche
  • ÉditeurGallimard

Résumé

"La première fois qu'Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide. Elle lui déplut, enfin. Il n'aima pas comment elle était habillée. Une étoffe qu'il n'aurait pas choisie. Il avait des idées sur les étoffes. Une étoffe qu'il avait vue sur plusieurs femmes. Cela lui fit mal augurer de celle-ci qui portait un nom de princesse d'Orient sans avoir l'air de se considérer dans l'obligation d'avoir du goût.
Ses cheveux étaient ternes ce jour-là, mal tenus. Les cheveux coupés, ça demande des soins constants. Aurélien n'aurait pas pu dire si elle était blonde ou brune. Il l'avait mal regardée. Il lui en demeurait une impression vague, générale, d'ennui et d'irritation. Il se demanda même pourquoi. C'était disproportionné. Plutôt petite, pâle, je crois... Qu'elle se fût appelée Jeanne ou Marie, il n'y aurait pas repensé, après coup.
Mais Bérénice. Drôle de superstition. Voilà bien ce qui l'irritait".

Avis des lecteurs
Commentaires laissés par nos lecteurs

5/5
sur 3 notes dont 1 avis lecteur
“ Une prose comme y'en a une par siècle ”
"La première fois qu'Aurélien vit Bérénice il la trouva franchement laide" etc etc etc. Un roman à lire à 20 ans alors que l'on est nébuleux, romantique (au vrai sens du terme!) en fac de lettres et que l'on se croit poète...héhéhé Un livre formidable et la scène dans les jardins de Monet à Giverny...ouah quelle classe et quelle musique!
  • Vibrant

L'éditeur en parle

"La première fois qu'Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide. Elle lui déplut, enfin. Il n'aima pas comment elle était habillée. Une étoffe qu'il n'aurait pas choisie. Il avait des idées sur les étoffes. Une étoffe qu'il avait vue sur plusieurs femmes. Cela lui fit mal augurer de celle-ci qui portait un nom de princesse d'Orient sans avoir l'air de se considérer dans l'obligation d'avoir du goût.
Ses cheveux étaient ternes ce jour-là, mal tenus. Les cheveux coupés, ça demande des soins constants. Aurélien n'aurait pas pu dire si elle était blonde ou brune. Il l'avait mal regardée. Il lui en demeurait une impression vague, générale, d'ennui et d'irritation. Il se demanda même pourquoi. C'était disproportionné. Plutôt petite, pâle, je crois... Qu'elle se fût appelée Jeanne ou Marie, il n'y aurait pas repensé, après coup.
Mais Bérénice. Drôle de superstition. Voilà bien ce qui l'irritait".
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