La revue Les Lettres Nouvelles consacrait en 1975 la presque totalité d'une de ses livraisons au poème d'un inconnu, un Haïtien exilé, médecin en banlieue parisienne, Jean Métellus. Ce numéro de revue, on l'a retrouvé au chevet d'André Malraux après sa mort. Au pipirite chantant, le poème de Métellus, avait été soigneusement annoté par l'auteur de La Condition humaine. Trois ans plus tard, en 1978, Maurice Nadeau éditait ce poème en volume (en coédition avec Robert Laffont) dans sa collection "Les Lettres Nouvelles", avec une préface de Claude Mouchard.
Depuis, tandis que Jean Métellus faisait une carrière de romancier, Au pipirite chantant devenait un classique. On en trouve des extraits dans toutes les anthologies de poètes contemporains, français ou antillais, et jusque dans des recueils scolaires. Le présent volume reprend l'édition de 1978, avec la préface de Claude Mouchard. Nous lui avons adjoint de nouveaux poèmes, choisis pour les rapports qu'ils entretiennent avec Haïti.
"Si nous le suivons dans l'élan de ses plus longs poèmes, écrivait Claude Mouchard, d'étranges turbulences se développent autour de nous, en nous. Le sang nous bat aux oreilles. Ce qui se voulait simple et englobant se démultiplie en pulsations arythmiques. Fièvre de l'universel." Cette même fièvre saisit le lecteur aujourd'hui.
La revue Les Lettres Nouvelles consacrait en 1975 la presque totalité d'une de ses livraisons au poème d'un inconnu, un Haïtien exilé, médecin en banlieue parisienne, Jean Métellus. Ce numéro de revue, on l'a retrouvé au chevet d'André Malraux après sa mort. Au pipirite chantant, le poème de Métellus, avait été soigneusement annoté par l'auteur de La Condition humaine. Trois ans plus tard, en 1978, Maurice Nadeau éditait ce poème en volume (en coédition avec Robert Laffont) dans sa collection "Les Lettres Nouvelles", avec une préface de Claude Mouchard.
Depuis, tandis que Jean Métellus faisait une carrière de romancier, Au pipirite chantant devenait un classique. On en trouve des extraits dans toutes les anthologies de poètes contemporains, français ou antillais, et jusque dans des recueils scolaires. Le présent volume reprend l'édition de 1978, avec la préface de Claude Mouchard. Nous lui avons adjoint de nouveaux poèmes, choisis pour les rapports qu'ils entretiennent avec Haïti.
"Si nous le suivons dans l'élan de ses plus longs poèmes, écrivait Claude Mouchard, d'étranges turbulences se développent autour de nous, en nous. Le sang nous bat aux oreilles. Ce qui se voulait simple et englobant se démultiplie en pulsations arythmiques. Fièvre de l'universel." Cette même fièvre saisit le lecteur aujourd'hui.