Au coeur de la couleur.. Chefs-d'oeuvre de la porcelaine monochrome chinoise, VIIIe-XVIIIe siècles

Par : Claire Déléry, Peter Lam
  • Nombre de pages351
  • FormatGrand Format
  • PrésentationRelié
  • Poids1.688 kg
  • Dimensions21,7 cm × 28,5 cm × 2,9 cm
  • ISBN978-2-35906-434-6
  • EAN9782359064346
  • Date de parution04/07/2024
  • ÉditeurLienart

Résumé

Cet ouvrage propose d'explorer, dans un parcours chromatique de 250 chefs-d'oeuvre datant du VIIIe au XVIIIe siècle, l'art de la porcelaine monochrome chinoise, retraçant ainsi la longue et flamboyante histoire de la maîtrise des couleurs de grand feu en Chine. Si la porcelaine est célèbre aujourd'hui dans le monde entier, c'est en raison de la pureté du corps de kaolin, qui, une fois cuit à haute température, peut être d'une blancheur absolue.
Ce medium a fasciné l'Europe et il est resté une exclusivité de la Chine jusqu'au XVIIIe siècle. La cuisson à très haute température rend cependant le développement des couleurs difficiles, le nombre de pigments pouvant résister au grand feu étant réduit. Les potiers chinois n'ont eu de cesse d'essayer de maîtriser de nouvelles couleurs afin de satisfaire les princes et l'exigence de perfection liée à l'utilisation de la porcelaine dans les rituels.
Une quête incessante de l'épure, jusqu'à trouver la forme et la couleur parfaites, ayant donné naissance à des pièces uniques et d'une grande finesse esthétique. La présentation de ces pièces, pour certaines vieilles de plus de 2000 ans mais d'une incroyable modernité, a pour ambition de montrer la place privilégiée de la porcelaine dans la civilisation chinoise et de faire ressentir au lecteur l'éblouissement et l'admiration qui étreignent le coeur, l'oeil et la main de celui qui, en Chine, fait face à une porcelaine parfaite.
Célèbre dans le monde entier, la porcelaine est longtemps restée une exclusivité de la Chine, l'Europe ne perçant son secret qu'au XVIIIe siècle. La porcelaine monochrome - c'est-à-dire revêtue d'une seule couleur - représente l'expression la plus haute de la perfection technique de cet art, exigeant une grande pureté des matériaux et un contrôle absolu des gestes et de la cuisson. Les pigments capables de résister à de très hautes températures de cuisson sont peu nombreux, et les potiers chinois, grâce à leurs savoir-faire, n'ont eu de cesse de développer de nouvelles teintes afin de satisfaire empereurs et lettrés.
La longue histoire de la maîtrise des couleurs est ici retracée à travers une sélection de 250 chefs-d'oeuvre absolus issus des collections Zhuyuetang et du musée Guimet.