La mer est mémoire. Lorsque Myriam s'assoit à son ombre, seul espace pour la poétesse, ce n'est pas d'elle-même qu'elle parle mais de moi. Le rêve a déchiré le rêve. De mer en mer, Myriam vogue pour chercher la réponse à l'éternelle question : est-ce que les vagues sont polarisation de tristesse ou sourire de la vie ? Et Myriam écrit sa mémoire sans pitié : "j'ai écrit ce que je ne saurais dire. C'est là que gît la souffrance." L'être humain, pour elle, naît dans le lit du martyr.
Quand on lui demande : "Où allons-nous ? ", elle répond, rieuse : "au silence", le silence, ce mot qui n'a pas d'histoire. "Entre lui et moi, rôde cet oiseau de légende." "En peinture, trait et couleur sont silence." En poésie, c'est le mot qui se fait silence, pour exprimer ce qui n'est pas dit. Et Myriam Ben se tait... Extrait de l'article d'Abd-el-Aziz CHERMOUL, Revue "L'UNITE", octobre 1984, Alger.
La mer est mémoire. Lorsque Myriam s'assoit à son ombre, seul espace pour la poétesse, ce n'est pas d'elle-même qu'elle parle mais de moi. Le rêve a déchiré le rêve. De mer en mer, Myriam vogue pour chercher la réponse à l'éternelle question : est-ce que les vagues sont polarisation de tristesse ou sourire de la vie ? Et Myriam écrit sa mémoire sans pitié : "j'ai écrit ce que je ne saurais dire. C'est là que gît la souffrance." L'être humain, pour elle, naît dans le lit du martyr.
Quand on lui demande : "Où allons-nous ? ", elle répond, rieuse : "au silence", le silence, ce mot qui n'a pas d'histoire. "Entre lui et moi, rôde cet oiseau de légende." "En peinture, trait et couleur sont silence." En poésie, c'est le mot qui se fait silence, pour exprimer ce qui n'est pas dit. Et Myriam Ben se tait... Extrait de l'article d'Abd-el-Aziz CHERMOUL, Revue "L'UNITE", octobre 1984, Alger.