Zareh Vorpouni (1902-1980), né Zareh Euksuzian à Ordou sur la mer Noire, est l'une des grandes voix de la littérature arménienne. Rescapé du génocide qui coûta la vie à son père et marqua toute son oeuvre, il trouva refuge avec sa famille en Crimée, puis à Constantinople où il étudia au collège Berbérian et publia ses premiers poèmes. En 1922, contraint de s'exiler, il rejoint la France, d'abord à Marseille, puis à Paris où il participe à la vie intellectuelle franco-arménienne, cofondant des revues et publiant dès 1929 La Tentative, premier volume de son grand cycle romanesque Les persécutés.
Membre du groupe "Menk", il contribua à renouveler la littérature arménienne, mêlant mémoire du génocide, exil et crise identitaire. Prisonnier de guerre en Allemagne, il reprit après 1945 une oeuvre marquée par l'exploration psychologique et la fracture de l'identité diasporique. Ses romans majeurs, dont Le Candidat (1967) et Asphalte (1972), firent de lui un acteur essentiel du destin arménien au XXe siècle.
Membre du groupe "Menk", il contribua à renouveler la littérature arménienne, mêlant mémoire du génocide, exil et crise identitaire. Prisonnier de guerre en Allemagne, il reprit après 1945 une oeuvre marquée par l'exploration psychologique et la fracture de l'identité diasporique. Ses romans majeurs, dont Le Candidat (1967) et Asphalte (1972), firent de lui un acteur essentiel du destin arménien au XXe siècle.



