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Aspects dramatiques et écriture de l'oralité dans les "Cent Nouvelle nouvelles"
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- Nombre de pages640
- PrésentationRelié
- Poids1.02 kg
- Dimensions15,0 cm × 22,0 cm × 0,1 cm
- ISBN978-2-7453-2380-4
- EAN9782745323804
- Date de parution28/11/2012
- ÉditeurHonoré Champion
Résumé
Le présent ouvrage s'intéresse au recueil anonyme des Cent Nouvelles nouvelles, rédigé vers 1462 à la Cour de Bourgogne. Héritière de la tradition orale, l'oeuvre marque l'avènement du genre de la nouvelle en France. Comme le souligne l'auteur dans sa dédicace au duc Philippe le Bon, l'originalité du livre réside avant tout dans la myne nouvelle des histoires racontées, c'est-à-dire dans la manière de les rapporter.
L'objectif de cette étude est de souligner la manière dont l'écrivain, grâce à sa technique narrative, confère à ses récits des qualités dramatiques, voire théâtrales. Né à une époque où la littérature s'affirme en tant qu'écriture mais garde en même temps son essence orale, le recueil occupe une place de choix dans la culture littéraire du XVe siècle. Il connaît un succès considérable auprès du public du Moyen Age finissant et de la Renaissance, témoin les manuscrits et les nombreuses éditions imprimées qui permirent sa diffusion.
Le fait que la plupart de ces volumes sont illustrés est du plus grand intérêt. L'image fonctionne dans l'oeuvre comme cristallisation des moments clés de la narration, fournissant en même temps un support visuel du texte où les scènes figées sont autant de petits tableaux vivants, mais muets et immobiles. Cette dramatisation de la narration se retrouve également sur le plan de l'écriture. L'auteur exploite de nombreux procédés susceptibles de théâtraliser le texte : la dynamisation de l'espace, l'insistance sur la gestuelle, les jeux sur l'identité, l'emploi d'un lexique de la duplicité et le recours à des marques orales.
En outre, les échanges concrets entre le recueil et le théâtre comique de son époque, que ce soit au niveau du vocabulaire, des personnages ou des sujets et des thèmes, montrent que la nouvelle contient des possibilités dramatiques. Ainsi, les Cent Nouvelles nouvelles témoignent à merveille de l'interdépendance des genres à la fin de l'époque médiévale.
L'objectif de cette étude est de souligner la manière dont l'écrivain, grâce à sa technique narrative, confère à ses récits des qualités dramatiques, voire théâtrales. Né à une époque où la littérature s'affirme en tant qu'écriture mais garde en même temps son essence orale, le recueil occupe une place de choix dans la culture littéraire du XVe siècle. Il connaît un succès considérable auprès du public du Moyen Age finissant et de la Renaissance, témoin les manuscrits et les nombreuses éditions imprimées qui permirent sa diffusion.
Le fait que la plupart de ces volumes sont illustrés est du plus grand intérêt. L'image fonctionne dans l'oeuvre comme cristallisation des moments clés de la narration, fournissant en même temps un support visuel du texte où les scènes figées sont autant de petits tableaux vivants, mais muets et immobiles. Cette dramatisation de la narration se retrouve également sur le plan de l'écriture. L'auteur exploite de nombreux procédés susceptibles de théâtraliser le texte : la dynamisation de l'espace, l'insistance sur la gestuelle, les jeux sur l'identité, l'emploi d'un lexique de la duplicité et le recours à des marques orales.
En outre, les échanges concrets entre le recueil et le théâtre comique de son époque, que ce soit au niveau du vocabulaire, des personnages ou des sujets et des thèmes, montrent que la nouvelle contient des possibilités dramatiques. Ainsi, les Cent Nouvelles nouvelles témoignent à merveille de l'interdépendance des genres à la fin de l'époque médiévale.

