Arts, sciences, technologies. Défis à la recherche-création

Par : Vilém Flusser
Formats :
  • Nombre de pages198
  • FormatPoche
  • PrésentationBroché
  • Poids0.245 kg
  • Dimensions12,3 cm × 19,0 cm × 1,2 cm
  • ISBN978-2-37896-584-6
  • EAN9782378965846
  • Date de parution02/06/2025
  • CollectionLa petite collection ArTeC
  • ÉditeurPresses du Réel (Les)
  • PréfacierMarc Lenot
  • PostfacierYves Citton
  • PostfacierElise Rigot

Résumé

Entre son arrivée en France au milieu des années 1970 et son décès prématuré en 1991, le philosophe Vilém Flusser a rédigé de nombreux textes tentant d'expliciter les enjeux de démarches croisant les arts, les sciences et l'émergence de nouvelles technologies. A partir d'une analyse décapante de ce qui constituait à ses yeux la "crise" des techno-sciences et des sociétés modernes, il a formulé de brillantes esquisses qui anticipent moins l'avènement crue le dépassement de ce qu'il est aujourd'hui convenu d'appeler la "recherche-création".
Boîtes noires, exil, créativité, objectivité, art sociologique, institutions pédagogiques : les quatorze textes réunis ici - publiés pour la première fois dans leur version originale française - offrent le feu d'artifice d'une écriture qui se jette constamment contre les limites du pensable, non tant pour les franchir que pour faire danser leurs entrechocs.
Vilém Flusser (1920-4991) est né à Prague dans une famille de la bourgeoisie intellectuelle juive germanophone. Echappant aux nazis en 1939, alors que toute sa famille périt dans les camps d'extermination, il s'installa en 1940 au Brésil, où il vécut jusqu'en 1972. Sans attache universitaire formelle, mais membre de l'Institut brésilien de Philosophie, il y enseigna, écrivit plusieurs livres et publia de très nombreux articles dans des journaux brésiliens.
Avec une approche déjà éclectique, ses intérêts se tournaient davantage vers des questions relevant de l'existentialisme, de la phénoménologie et de la pensée de Heidegger. Ses contacts avec le monde culturel urbain et technologique de São Paulo déplacèrent toutefois ses intérêts vers les questions de communication - qu'il appellera lui-même plus tard la communicologie. Il participa aussi à l'élaboration des programmes de rencontres et de colloques des Biennales de São Paulo de 1967 à 1983.
Partant pour l'Europe en 1972, il vécut d'abord dans le nord germanophone de l'Italie, puis, à partir de 1975, en Provence, où il résida jusqu'à son décès en 1991 dans un accident de voiture en Tchécoslovaquie.