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Aquitania. Supplément N° 42
Labrit, castrum de la Grande Lande. Aux origines de la famille d'Albret

Par : Jean-Bernard Marquette, Yan Laborie
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  • Nombre de pages440
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids1.735 kg
  • Dimensions20,8 cm × 27,0 cm × 2,7 cm
  • ISBN978-2-910763-47-3
  • EAN9782910763473
  • Date de parution01/01/2021
  • ÉditeurFédération Aquitania

Résumé

La perspective d'apporter à l'histoire de l'émergence des Albret dans la société baronnie gasconne des XI-XIIe siècles motiva principalement l'enquête archéologique engagée sur le château de Labrit. En révélant que l'érection du castrum Lebreto n'est pas intervenue avant les années 1220-1230, l'apport de l'archéologie tend à réfuter l'hypothèse d'un bourgeonnement du pouvoir de cette famille sur d'une fortification érigée sur sa terre éponyme à la faveur d'une période de faiblesse de l'autorité du conforterait plutôt celle d'un épanouissement primitif de la maison d'Albret dans le cadre de la jouissance d'une seigneurie de type locale.
La date de construction du château de Labrit amène par ailleurs a considérer que la fonction assignée à cet imposante création castrale dut être essentiellement d'assurer aux Albret un point d'appui supplémentai au service de l'expansion de leur seigneurie, dans le contexte du resserrement du duché de Guyenne a lendemain de l'avancée française des années 1220. Une finalité stratégique très conjoncturelle l'ayant certainement emporte sur toute autre dans une création qui dut réclamer d'être prompte, justifierait le choix de la terre et du bois exclusivement retenu dans l'édification des défenses de ce château dont le logis ne tenu jamais qu'un mile secondaire dans l'itinérance résidentielle des Albret.
Les traces laissées à l'intérieur de son enceinte par le quotidien de ceux qui l'occupèrent le plus font entrevoir une vie empreinte de rusticité, qui laisse envisager un large partage par les occupants du château de la culture matérielle et de l'économie domestique propres et communes à la société des agropasteurs la Grande Lande que vient documenter, d'une manière inédite, l'étude d'un terrier de 1582 par laquelle s'achève l'enquête sur la seigneurie de Labrit et son château.