Ce court roman est un roman d'ambiance. Deux hommes s'affrontent dans un huis-clos qui décidera de la vie de l'un des quatre personnages principaux. Il sont très différents et pourtant, ils croient chacun en une puissance supérieure, celle de Dieu ou de la Nature. La chaleur ambiante reflète ce qui se joue là et la couverture, superbe, permet de très bien visualiser la scène, tout comme les descriptions de Selva Almada. L'écriture est très belle et si le roman est court, les phrases ne le sont pas. Tous les mystères ne sont pas levés à la fin du roman, notamment celui concernant la mère de Leni et c'est très bien ainsi. Le révérend est un personnage fascinant, à la fois charismatique mais on le comprend surtout grâce au regard des deux ados, mais aussi presque diabolique pour le lecteur puisqu'on sait quel est son but et cela alors même qu'il croit dur comme fer à son Dieu. El Gringo Buer est lui beaucoup plus touchant. Le jeu de symétrie et d'asymétrie entre ces deux hommes (le lien avec l'enfant, le départ des mères) n'est pas pour rien dans ce plaisir de lecture. Mon seul bémol, ce sont les parties en italique qui à mon avis, ne sont pas nécessaires mais je ne doute pas que l'auteure doit être d'un avis contraire. Pour un premier roman, c'est une réussite. Et je lève peu à peu mes défenses envers ces courts romans. Dans la même semaine, deux courts romans m'ont séduite.
Ce court roman est un roman d'ambiance. Deux hommes s'affrontent dans un huis-clos qui décidera de la vie de l'un des quatre personnages principaux. Il sont très différents et pourtant, ils croient chacun en une puissance supérieure, celle de Dieu ou de la Nature. La chaleur ambiante reflète ce qui se joue là et la couverture, superbe, permet de très bien visualiser la scène, tout comme les descriptions de Selva Almada. L'écriture est très belle et si le roman est court, les phrases ne le sont pas. Tous les mystères ne sont pas levés à la fin du roman, notamment celui concernant la mère de Leni et c'est très bien ainsi. Le révérend est un personnage fascinant, à la fois charismatique mais on le comprend surtout grâce au regard des deux ados, mais aussi presque diabolique pour le lecteur puisqu'on sait quel est son but et cela alors même qu'il croit dur comme fer à son Dieu. El Gringo Buer est lui beaucoup plus touchant. Le jeu de symétrie et d'asymétrie entre ces deux hommes (le lien avec l'enfant, le départ des mères) n'est pas pour rien dans ce plaisir de lecture. Mon seul bémol, ce sont les parties en italique qui à mon avis, ne sont pas nécessaires mais je ne doute pas que l'auteure doit être d'un avis contraire. Pour un premier roman, c'est une réussite. Et je lève peu à peu mes défenses envers ces courts romans. Dans la même semaine, deux courts romans m'ont séduite.