Marie Rouanet, auteur-compositeur de chansons en langue d'oc, ethnologue, réalisatrice de films documentaires, chroniqueuse et historienne, décrit avec acuité la vie des hommes et des femmes du Midi. Elle vit en Aveyron, près de Camarès, où elle se consacre essentiellement à l'écriture. Né en 1941 en Rouergue, Henri Jurquet a été élevé par sa grand-mère Apollonie, au rythme du morale rural. Après ses études, il quitte Sévérac-le-Château pour Paris où il crée une entreprise d'édition de presse. Il s'occupe aujourd'hui de communication politique et économique des régions ainsi que de cultures minoritaires en France et en Europe.
Appolonie - Occasion
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- Nombre de pages413
- FormatPoche
- PrésentationBroché
- Poids0.28 kg
- Dimensions11,0 cm × 18,0 cm × 2,3 cm
- ISBN2-84494-386-1
- EAN9782844943866
- Date de parution01/05/2006
- CollectionTerre de poche
- ÉditeurDe Borée
Résumé
Femme de tête, Apollonie mène son monde avec toute l'ardeur de son travail. Femme de cœur, elle lutte contre les aléas de la vie en leur opposant son amour pour les siens. De la Grande Guerre, qui lui arracha son mari et la laissa seule avec trois enfants en bas âge, aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale, la vie d'Apollonie, reine au cœur du monde, retracée par son petit-fils qu'elle a élevé après la mort de sa mère, témoigne avec pudeur et vérité du quotidien des femmes dans cette France rurale qui bascule vers la modernité. " Un jour les hommes reviendraient, on espérait toujours que ce serait pour bientôt, ils reprendraient leur place ait milieu des terres, aux foires. Dans le lit conjugal il y aurait de nouveau le poids de l'homme et son odeur. Pour les autres. Pas pour Apollonie. Cet enfant qu'elle allaitait était le dernier. Malgré le deuil en elle, malgré les statues de l'église voilées de violet et le ciel aigre, elle ne pouvait s'empêcher d'éprouver l'allégresse de Pâques. Mouillée d'orages, saupoudrée de neige, comme celle du mois de mars, mais toute neuve. Elle sortait sur le seuil, éblouie et pâle encore de ses couches, serrant ce fils qui portait enfin le nom du père. Elle pleurait de cette douceur dans l'air, de cette chair d'homme qui ne la connaîtrait plus, de ces quatre jours de permission accordés pour les fêtes et qui avaient ramené les voisins, les cousins, de cette envie en elle de vivre. "
















