Antigone ou L'aube de la dissidence

Par : Maryvonne David-Jougneau
  • Paiement en ligne :
    • Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 1 octobre
      Cet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 22 jours après la date de votre commande.
    • Retrait Click and Collect en magasin gratuit
  • Réservation en ligne avec paiement en magasin :
    • Indisponible pour réserver et payer en magasin
  • Nombre de pages160
  • PrésentationBroché
  • Poids0.215 kg
  • Dimensions13,5 cm × 21,5 cm × 1,3 cm
  • ISBN2-7384-8647-9
  • EAN9782738486479
  • Date de parution07/03/2000
  • CollectionOuverture philosophique
  • ÉditeurL'Harmattan

Résumé

Au départ, une relecture d'Antigone avec l'étonnement de retrouver, dans la tragédie de Sophocle, le scénario de la dissidence, dégagé des études antérieures de l'auteur à partir d'analyses de cas du XXe siècle. Puis, cet étonnement se mue en question : qu'est-ce qui se joue, au Ve siècle avant J.-C., qui s'exprime dans Antigone mais aussi dans Electre et qui continue à nous concerner d'aussi près ? L'émergence de l'individu face aux nomoï - ces lois à dimensions à la fois sociales, politiques et sacrées - qui ont régi Athènes auparavant.
Cet Ordre se fracture, laissant se dessiner des ordres multiples : social, politique et éthico-religieux... qui ne se recoupent plus. L'individu dans la cité a alors le choix. " Choix d'Antigone " ou transgression des normes et des lois pour réaffirmer publiquement les principes qui constituent la référence symbolique menacée d'une institution, d'une société ou de l'Humanité tout entière, selon les formes et les enjeux de la dissidence.
" Choix d'Ismène " ou retrait vers l'intérêt privé de qui s'abrite derrière son statut et se juge impuissant, engendrant toutes les démissions qui permettent à un ordre injuste de triompher. Ce choix, vingt-cinq siècles plus tard, reste celui du citoyen dans certaines situations limites. L'affaire du sang contaminé nous montre qu'il demeure pertinent au sein de nos sociétés démocratiques occidentales et que les institutions ne peuvent dispenser l'individu-citoyen d'options à dimension éthique, qui décident du devenir d'une société.
Après "la dissidence institutionnelle" Maryvonne David-Jougneau, agrégée de philosophie et docteur en sociologie, étudie la dissidence éthico-religieuse dans l'Antiquité : avec cette recherche sur Antigone qui doit être suivie d'une autre sur Socrate... Elle pose ainsi les jalons d'une vaste réflexion sur la Dissidence, d'Antigone à Sakharov, qui fait de celle-ci une des figures de la citoyenneté et de la liberté qui hante la société occidentale depuis son avènement.