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Anthropologie d'une protestation contre l'Etat au Bénin. Les "déguerpis" du quartier Placodji à Cotonou
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- Nombre de pages230
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.363 kg
- Dimensions15,5 cm × 24,0 cm × 0,1 cm
- ISBN978-2-343-21422-1
- EAN9782343214221
- Date de parution31/12/2020
- CollectionAfriques en mutations
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
En 2012, l'Etat béninois rasait les habitations des quartiers de la berge lagunaire de Cotonou au motif de l'assainissement urbain. Ce livre propose une anthropologie politique du point de vue des "déguerpis" de cette intervention gouvernementale. L'auteure cible et analyse les termes qui traduisent la pensée en intériorité des Pla, une communauté de descendants de pêcheurs installés là depuis les origines de la ville de Cotonou et principales victimes de cette opération de "déguerpissement".
Cette étude met en évidence le décalage entre les formes de pensée des habitants et le discours institutionnel porté par les différentes échelles du pouvoir (gouvernement, parlement national et mairie de Cotonou). La gestion des projets urbains, quand ils existent, est caractérisée par des relations de pouvoir. Les enjeux du "déguerpissement" ne sont pas seulement économiques et urbanistiques, mais également politiques.
Ce face-à-face révèle, derrière les mots structurants, une capacité des victimes à cerner les ambigüités des projets de développement présentés par les experts et le gouvernement. Ainsi apparaît la disjonction de pensée et de lexique entre les habitants et l'Etat, à l'origine d'une crise de gouvernante urbaine et des contestations populaires.
Cette étude met en évidence le décalage entre les formes de pensée des habitants et le discours institutionnel porté par les différentes échelles du pouvoir (gouvernement, parlement national et mairie de Cotonou). La gestion des projets urbains, quand ils existent, est caractérisée par des relations de pouvoir. Les enjeux du "déguerpissement" ne sont pas seulement économiques et urbanistiques, mais également politiques.
Ce face-à-face révèle, derrière les mots structurants, une capacité des victimes à cerner les ambigüités des projets de développement présentés par les experts et le gouvernement. Ainsi apparaît la disjonction de pensée et de lexique entre les habitants et l'Etat, à l'origine d'une crise de gouvernante urbaine et des contestations populaires.



