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Anthropologie d'une maladie ordinaire. Étude de la diarrhée de l'enfant en Algérie, Thaïlande, Chine et Egypte
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- Nombre de pages256
- PrésentationBroché
- Poids0.264 kg
- Dimensions1,4 cm × 2,2 cm × 0,1 cm
- ISBN2-7384-1979-8
- EAN9782738419798
- Date de parution01/01/1993
- ÉditeurL'Harmattan
Résumé
La diarrhée de l'enfant est considérée depuis une vingtaine d'années comme l'une des principales causes de mortalité infantile dans le Tiers-Monde. Paradoxalement, pour les familles, elle n'est pas souvent perçue comme une maladie dramatique, ni même, dans certains cas, comme une maladie tout court. L'Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) a lancé dans les années soixante-dix un programme de lutte contre la diarrhée à partir d'un traitement simple et efficace, à base de sel et de sucre, les SRO (Sels de Réhydratation par voie Orale).
Et pourtant, une partie des médecins n'adopte pas ce traitement. Une équipe de chercheurs en sciences humaines, cumulant à eux six soixante semaines sur le terrain, en Algérie, Chine, Egypte et Thaïlande, s'est attachée à comprendre les raisons cachées de l'écart entre l'efficacité, reconnue scientifiquement, d'un traitement contre une maladie, cause importante de mortalité infantile, et son adoption limitée, autant par les familles que par les médecins.
A partir d'une triple approche, symbolique (pour le sens du mal), stratégique (pour les intérêts des acteurs) et cognitive (pour les signes de la guérison), les chercheurs vont confirmer les grandes conclusions de l'anthropologie - sur la dimension culturelle de la maladie, et de la sociologie - sur l'importance des contraintes dans le processus de décision des médecins. Mais ils vont aussi montrer que, contrairement à ce que défend une grande partie de l'anthropologie française qui tend à survaloriser la recherche de sens, il existe des maladies ordinaires qui ne mobilisent ni mise en scene sociale spectaculaire, ni imaginaire symbolique particulier.
Et pourtant, une partie des médecins n'adopte pas ce traitement. Une équipe de chercheurs en sciences humaines, cumulant à eux six soixante semaines sur le terrain, en Algérie, Chine, Egypte et Thaïlande, s'est attachée à comprendre les raisons cachées de l'écart entre l'efficacité, reconnue scientifiquement, d'un traitement contre une maladie, cause importante de mortalité infantile, et son adoption limitée, autant par les familles que par les médecins.
A partir d'une triple approche, symbolique (pour le sens du mal), stratégique (pour les intérêts des acteurs) et cognitive (pour les signes de la guérison), les chercheurs vont confirmer les grandes conclusions de l'anthropologie - sur la dimension culturelle de la maladie, et de la sociologie - sur l'importance des contraintes dans le processus de décision des médecins. Mais ils vont aussi montrer que, contrairement à ce que défend une grande partie de l'anthropologie française qui tend à survaloriser la recherche de sens, il existe des maladies ordinaires qui ne mobilisent ni mise en scene sociale spectaculaire, ni imaginaire symbolique particulier.



