Angola. Entre les brumes de nos mémoires

Par : Annie Gonzalès Massacry
  • Nombre de pages424
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.589 kg
  • Dimensions14,0 cm × 20,5 cm × 4,0 cm
  • ISBN978-2-87593-278-5
  • EAN9782875932785
  • Date de parution17/11/2020
  • CollectionRoman
  • ÉditeurSamsa (Editions)

Résumé

La première fois où elle me parla de Manoel Ferreyra Vaz, il n'y avait pas la moindre trace d'amour dans sa voix, c'est ce qu'il me sembla alors, mais une excitation juvénile à l'idée d'évoquer le passé, elle agita ses petites mains tachées, on s'attendait à la voir battre des mains, des petites mains pecosas, tengo las manos pecosas, j'ai les mains couvertes de taches, sa mémoire était intacte et elle m'avait tout de suite reconnue.
Je l'avais rencontrée une première fois sur l'une des plages de La Corogne, la Riazor je crois, la deuxième ce fut dans le choeur de la cathédrale Saint-Nicolas - je faisais alors une thèse sur la transition entre le roman et le gothique et passais le plus clair de mon temps dans les églises - et je la retrouvais miraculeusement dans ce petit jardin de San Carlos, à la pointe de la vieille ville, un jardin dit "? exotique ? " qui aurait dû lui rappeler l'Afrique, (elle y venait peut-être pour cela).

L'éditeur en parle

La première fois où elle me parla de Manoel Ferreyra Vaz, il n'y avait pas la moindre trace d'amour dans sa voix, c'est ce qu'il me sembla alors, mais une excitation juvénile à l'idée d'évoquer le passé, elle agita ses petites mains tachées, on s'attendait à la voir battre des mains, des petites mains pecosas, tengo las manos pecosas, j'ai les mains couvertes de taches, sa mémoire était intacte et elle m'avait tout de suite reconnue.
Je l'avais rencontrée une première fois sur l'une des plages de La Corogne, la Riazor je crois, la deuxième ce fut dans le choeur de la cathédrale Saint-Nicolas - je faisais alors une thèse sur la transition entre le roman et le gothique et passais le plus clair de mon temps dans les églises - et je la retrouvais miraculeusement dans ce petit jardin de San Carlos, à la pointe de la vieille ville, un jardin dit " exotique " qui aurait dû lui rappeler l'Afrique, (elle y venait peut-être pour cela).
Annie Massacry est née en 1942 à Saint-Denis-du-Sig en Algérie. Après des études de langue et civilisation espagnoles à la Sorbonne et une carrière de professeur, elle se consacre à l'écriture. Sa formation universitaire et son éclectisme la portent tout naturellement vers des styles et des univers littéraires multiples. Après l'épopée et la veine hispanique dans Nos vies sont des rivières, le roman naturaliste à la française avec Les épopées tranquilles elle dévoile, avec Julio et moi, une nouvelle facette de son talent : son style, brillant, rappelle les épistoliers du XVIIIe siècle.
Elle nous livre aujourd'hui Angola, entre les brumes de nos mémoires, où son art de conteuse flirte avec Joyce, Faulkner et Borges...