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André Gide et le premier groupe de la Nouvelle Revue Française. Tome 2, L'âge critique, 1911-1912

Par : Auguste Anglès
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  • Nombre de pages624
  • FormatGrand Format
  • PrésentationBroché
  • Poids0.67 kg
  • Dimensions14,0 cm × 22,5 cm × 3,6 cm
  • ISBN2-07-070588-9
  • EAN9782070705887
  • Date de parution02/04/1986
  • CollectionBibliothèque des idées
  • ÉditeurGallimard

Résumé

Après deux années d'apprentissage, les hommes de La Nouvelle Revue Française entrent dans une période probatoire : dissensions, dissentiments, errements, erreurs, le groupe en marche cherche sa place dans l'espace littéraire des années 1911-1912. La revue s'étoffe, les abonnements augmentent, on se préoccupe de l'équilibre financier de l'entreprise et de sa pérennité. Quelques passes d'armes, dont l'affaire Variot, viennent ébranler André Gide et ses amis en les mêlant aux rivalités littéraires du temps.
Tout en s'efforçant de garder entre eux les meilleurs liens et de conserver l'amitié d'écrivains aussi exigeants que Paul Claudel et Alexis Léger, les hommes de la N. R. F. tiennent à s'assurer le concours de nouveaux collaborateurs. Les correspondances montrent les manoeuvres opérées pour attirer cet hôte difficile que sera André Suarès, dont la " capture" menée par le nouveau directeur Jacques Copeau est fêtée comme une victoire.
Plus discrètement, on invite Albert Thibaudet, qui deviendra, et pour longtemps, un des collaborateurs les plus réguliers de la N. R. F. Très attentif au charisme des hommes, Auguste Anglès dresse en filigrane d'une analyse à la fois thématique et chronologique une série de portraits entremêlés : Copeau, Rivière, Ghéon, Suarès, l'image exacte d'un groupe qui reste très indifférent, en matière de littérature, au fait social et politique, et ce face à d'autres écrivains avec qui La Nouvelle Revue Française est en rapport, Péguy, Barrès, Paul Desjardins.
Si pour très peu d'années encore la N. R. F. reste une revue d'esthétique, ses intérêts vont en se diversifiant, la création d'un comptoir d'édition et l'expérience pratique du théâtre lui donnent une nouvelle dimension, sans que l'on renonce aucunement aux règles d'éthique qui avaient présidé à la fondation de la revue. Mais à côté du théâtre et de la poésie, de ces formes issues du Symbolisme, la question déterminante reste celle du roman.
Dans ce domaine, les ressources du groupe sont faibles, et le regard porté sur la production du temps pour le moins critique : on sait aussi qu'à cette date la N. R. F. n'a pas voulu considérer Marcel Proust. Quête d'hommes, quête de la forme romanesque, affinement d'une méthode critique, La Nouvelle Revue Française cherche encore les mécanismes qui lui permettront de s'inscrire dans la longue durée.
L'année 1913, qui occupera la plus grande partie du troisième volume de l'oeuvre d'Auguste Anglès, marquera l'aboutissement de ce travail de réflexion mené dans les années 1911-1912.

L'éditeur en parle

Après deux années d'apprentissage, les hommes de La Nouvelle Revue Française entrent dans une période probatoire : dissensions, dissentiments, errements, erreurs, le groupe en marche cherche sa place dans l'espace littéraire des années 1911-1912. La revue s'étoffe, les abonnements augmentent, on se préoccupe de l'équilibre financier de l'entreprise et de sa pérennité. Quelques passes d'armes, dont l'affaire Variot, viennent ébranler André Gide et ses amis en les mêlant aux rivalités littéraires du temps.
Tout en s'efforçant de garder entre eux les meilleurs liens et de conserver l'amitié d'écrivains aussi exigeants que Paul Claudel et Alexis Léger, les hommes de la N. R. F. tiennent à s'assurer le concours de nouveaux collaborateurs. Les correspondances montrent les manoeuvres opérées pour attirer cet hôte difficile que sera André Suarès, dont la "capture" menée par le nouveau directeur Jacques Copeau est fêtée comme une victoire.
Plus discrètement, on invite Albert Thibaudet, qui deviendra, et pour longtemps, un des collaborateurs les plus réguliers de la N. R. F. Très attentif au charisme des hommes, Auguste Anglès dresse en filigrane d'une analyse à la fois thématique et chronologique une série de portraits entremêlés : Copeau, Rivière, Ghéon, Suarès, l'image exacte d'un groupe qui reste très indifférent, en matière de littérature, au fait social et politique, et ce face à d'autres écrivains avec qui La Nouvelle Revue Française est en rapport, Péguy, Barrès, Paul Desjardins.
Si pour très peu d'années encore la N. R. F. reste une revue d'esthétique, ses intérêts vont en se diversifiant, la création d'un comptoir d'édition et l'expérience pratique du théâtre lui donnent une nouvelle dimension, sans que l'on renonce aucunement aux règles d'éthique qui avaient présidé à la fondation de la revue. Mais à côté du théâtre et de la poésie, de ces formes issues du Symbolisme, la question déterminante reste celle du roman.
Dans ce domaine, les ressources du groupe sont faibles, et le regard porté sur la production du temps pour le moins critique : on sait aussi qu'à cette date la N. R. F. n'a pas voulu considérer Marcel Proust. Quête d'hommes, quête de la forme romanesque, affinement d'une méthode critique, La Nouvelle Revue Française cherche encore les mécanismes qui lui permettront de s'inscrire dans la longue durée.
L'année 1913, qui occupera la plus grande partie du troisième volume de l'oeuvre d'Auguste Anglès, marquera l'aboutissement de ce travail de réflexion mené dans les années 1911-1912.