Afghanistan - Les tribus contre l'Etat du XVIIe siècle à nos jours

Par : Marjane Kamal
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  • Nombre de pages366
  • PrésentationBroché
  • FormatGrand Format
  • Poids0.73 kg
  • Dimensions16,0 cm × 24,0 cm × 1,5 cm
  • ISBN978-2-906657-41-0
  • EAN9782906657410
  • Date de parution22/02/2021
  • ÉditeurCEREDAF
  • PréfacierJean-Pierre Perrin

Résumé

Les ouvrages sur l'Afghanistan contemporain sont nombreux. Celui-ci est unique, évoquant l'histoire du pays dès ses origines pour détailler la formation de la nation afghane. Pays d'Asie centrale, soumis aux influences de la Perse, du sous-continent indien et des sociétés nomades des steppes, l'Afghanistan est composé de populations variées. La constitution d'un Etat afghan depuis le XVIIIe siècle a dû vaincre les habitudes d'autonomie des régions de ce pays largement montagneux et sans débouchés sur l'Océan, où le nomadisme pastoral gardait une place primordiale.
Dans ce long processus, les tribus afghanes pachtounes ont joué un rôle essentiel : celles liées à la royauté, désireuses de centralisation et de relations fructueuses avec l'Emir, les autres désireuses de conserver leur indépendance et leurs coutumes ancestrales. L'Histoire se répète. Le conflit actuel vient essentiellement du désir des campagnes et des tribus non dominantes de préserver leur autonomie, leur loi et leur foi, face au gouvernement citadin et centralisateur de Kaboul.
Et l'Afghanistan est plus que jamais dépendant des puissances régionales et internationales, de leurs influences contradictoires et de leurs financements.
Les ouvrages sur l'Afghanistan contemporain sont nombreux. Celui-ci est unique, évoquant l'histoire du pays dès ses origines pour détailler la formation de la nation afghane. Pays d'Asie centrale, soumis aux influences de la Perse, du sous-continent indien et des sociétés nomades des steppes, l'Afghanistan est composé de populations variées. La constitution d'un Etat afghan depuis le XVIIIe siècle a dû vaincre les habitudes d'autonomie des régions de ce pays largement montagneux et sans débouchés sur l'Océan, où le nomadisme pastoral gardait une place primordiale.
Dans ce long processus, les tribus afghanes pachtounes ont joué un rôle essentiel : celles liées à la royauté, désireuses de centralisation et de relations fructueuses avec l'Emir, les autres désireuses de conserver leur indépendance et leurs coutumes ancestrales. L'Histoire se répète. Le conflit actuel vient essentiellement du désir des campagnes et des tribus non dominantes de préserver leur autonomie, leur loi et leur foi, face au gouvernement citadin et centralisateur de Kaboul.
Et l'Afghanistan est plus que jamais dépendant des puissances régionales et internationales, de leurs influences contradictoires et de leurs financements.

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Commentaires laissés par nos lecteurs

5/5
sur 1 note dont 1 avis lecteur
Un ouvrage majeur
Un livre exemplaire à plus d'un titre ! Cet ouvrage posthume se veut une restitution de l'ampleur de l'investissement scientifique et de l'érudition (sociologie de l'Afghanistan sur le très long terme) de Marjane Kamal. Un travail qui a consisté notamment à montrer que les dynamiques de la violence mettent en jeu les acteurs impliqués dans la guerre au niveau local, les pouvoirs locaux (chefs de la police et gouverneurs), tout autant que les acteurs insurgés, à saisir de même, les ressorts sociaux (mécanismes de désintégration), enfin à mettre en exergue les causes de l'aggravation d'une situation de guerre installée dans le temps long. A noter : Très rapidement, Marjane Kamal a su témoigner de grandes aptitudes, elle s'était initiée à la langue turque (certification - Université d'Ankara) et à la langue arabe (certification - Paris). - 1996 DEUG en Histoire de l'Art et Archéologie Elle suivit ensuite des cours à l'INALCO afin de parfaire sa connaissance du dari. Elle s’était de même investie dans l’apprentissage de la langue pachto (Cours d'Islamologie) en plus de maîtriser parfaitement le français, l'anglais. - 1999 Licence en civilisation d'Asie centrale et Sous-continent Indien - 2001 Licence en ethnologie à l'Université Paris X Nanterre En 2003, elle fut reçue au concours de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et prépara un DEA dont le programme s’intitulait ‘’Monde Musulman’’. Le titre de son mémoire de fin d’études se nomme ''Le processus de reconstruction de l'Etat en Afghanistan : consolidation de réseaux de pouvoir infra-étatique et émergence d'un Etat néo-patrimonial" (2004). Suite à l'obtention de ce DEA, elle débuta son travail d'investigation de doctorat, lequel portait sur les dynamiques du conflit armé, toujours sous la direction de Gilles Kepel, politologue français. En 2003-2004, Marjane Kamal participa activement à divers travaux humanitaires auprès de l’ONG AF- Développement tels que : - la réhabilitation des karez (système d’irrigation traditionnel) et des sources afférentes dans la province de Paktiyâ (Zermat et Nik Nâm). - l’expérimentation des semences dans les provinces de Ghazni, Paktiyâ, Logar puis dans les villes de Mazâr e Sharif et de Kaboul. - la réhabilitation des stations météorologiques dans les villes de Kaboul, Qandahâr, Balkh, Ghazni, Logar, Bamyân, Parwân, Herât et la province de Paktiyâ - la construction d’écoles pour filles à Metarlâm Laghmân et au centre pédagogique à Tchârikar Parwân - la mise en place d’un centre d’alphabétisation pour les femmes et de divers cours à Ghazni A cette période, elle put se déplacer dans son pays natal afin de mener d’importantes recherches empiriques dans le centre de l’Afghanistan à Ghazni mais également dans la province de Logar, dans les villes de Mazâr e Sharif et Herât puis, dans la province de Parwân et de Laghmân, elle put enfin rencontrer des responsables afghans et étrangers. Ensuite, elle partit au Pakistan dans la province de la Frontière du Nord-Ouest (Khyber Pakhtunkhwa). De 2005 à 2007, elle se rendit à Qandahâr, Nangahâr, Paktiyâ, Ghazni et dans les districts de Kaboul. Elle obtint un poste auprès d’Altaï Consulting et occupa de même des fonctions de consultante pour l'ONG Urgence, Réhabilitation et Développement. En raison de remaniements inhérents au thème de son doctorat, elle dut élargir son champ d'expertise et redoubler d’efforts. Mais, ses investigations s’avérèrent plus difficiles en raison de tensions politiques accrues.
Un livre exemplaire à plus d'un titre ! Cet ouvrage posthume se veut une restitution de l'ampleur de l'investissement scientifique et de l'érudition (sociologie de l'Afghanistan sur le très long terme) de Marjane Kamal. Un travail qui a consisté notamment à montrer que les dynamiques de la violence mettent en jeu les acteurs impliqués dans la guerre au niveau local, les pouvoirs locaux (chefs de la police et gouverneurs), tout autant que les acteurs insurgés, à saisir de même, les ressorts sociaux (mécanismes de désintégration), enfin à mettre en exergue les causes de l'aggravation d'une situation de guerre installée dans le temps long. A noter : Très rapidement, Marjane Kamal a su témoigner de grandes aptitudes, elle s'était initiée à la langue turque (certification - Université d'Ankara) et à la langue arabe (certification - Paris). - 1996 DEUG en Histoire de l'Art et Archéologie Elle suivit ensuite des cours à l'INALCO afin de parfaire sa connaissance du dari. Elle s’était de même investie dans l’apprentissage de la langue pachto (Cours d'Islamologie) en plus de maîtriser parfaitement le français, l'anglais. - 1999 Licence en civilisation d'Asie centrale et Sous-continent Indien - 2001 Licence en ethnologie à l'Université Paris X Nanterre En 2003, elle fut reçue au concours de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et prépara un DEA dont le programme s’intitulait ‘’Monde Musulman’’. Le titre de son mémoire de fin d’études se nomme ''Le processus de reconstruction de l'Etat en Afghanistan : consolidation de réseaux de pouvoir infra-étatique et émergence d'un Etat néo-patrimonial" (2004). Suite à l'obtention de ce DEA, elle débuta son travail d'investigation de doctorat, lequel portait sur les dynamiques du conflit armé, toujours sous la direction de Gilles Kepel, politologue français. En 2003-2004, Marjane Kamal participa activement à divers travaux humanitaires auprès de l’ONG AF- Développement tels que : - la réhabilitation des karez (système d’irrigation traditionnel) et des sources afférentes dans la province de Paktiyâ (Zermat et Nik Nâm). - l’expérimentation des semences dans les provinces de Ghazni, Paktiyâ, Logar puis dans les villes de Mazâr e Sharif et de Kaboul. - la réhabilitation des stations météorologiques dans les villes de Kaboul, Qandahâr, Balkh, Ghazni, Logar, Bamyân, Parwân, Herât et la province de Paktiyâ - la construction d’écoles pour filles à Metarlâm Laghmân et au centre pédagogique à Tchârikar Parwân - la mise en place d’un centre d’alphabétisation pour les femmes et de divers cours à Ghazni A cette période, elle put se déplacer dans son pays natal afin de mener d’importantes recherches empiriques dans le centre de l’Afghanistan à Ghazni mais également dans la province de Logar, dans les villes de Mazâr e Sharif et Herât puis, dans la province de Parwân et de Laghmân, elle put enfin rencontrer des responsables afghans et étrangers. Ensuite, elle partit au Pakistan dans la province de la Frontière du Nord-Ouest (Khyber Pakhtunkhwa). De 2005 à 2007, elle se rendit à Qandahâr, Nangahâr, Paktiyâ, Ghazni et dans les districts de Kaboul. Elle obtint un poste auprès d’Altaï Consulting et occupa de même des fonctions de consultante pour l'ONG Urgence, Réhabilitation et Développement. En raison de remaniements inhérents au thème de son doctorat, elle dut élargir son champ d'expertise et redoubler d’efforts. Mais, ses investigations s’avérèrent plus difficiles en raison de tensions politiques accrues.