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Adieu ma Russie. Mémoires orphelines
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- Nombre de pages400
- Date de parution04/09/2026
- PrésentationBroché
- Poids0.001 kg
- Dimensions14,0 cm × 22,5 cm × 0,1 cm
- ISBN978-2-251-45981-3
- EAN9782251459813
- ÉditeurBelles Lettres
Résumé
Il arrive qu'un Etat franchisse la ligne. Comme un être humain le fait aussi, parfois. Alors une date naît. Les historiens la recueillent avec gravité et lui donnent une place raisonnable dans le cimetière des siècles. Mais, pour l'historien, il est rare qu'une date fasse davantage : qu'elle entre dans sa vie comme un couteau. Août 1968. Avec l'intervention des troupes soviétiques, l'URSS de Brejnev écrase le printemps de Prague.
Mars 1969. Désespéré par l'entrée des chars soviétiques à Prague, Alexander Werth, le grand journaliste britannique d'origine russe, engagé dès les années 1930 dans le combat antifasciste, correspondant de guerre de la BBC sur le front russe devenu historien de l'URSS, met fin à ses jours. Février 2022. La Russie de Vladimir Poutine envahit l'Ukraine. Juin 2023. Nicolas Werth, son fils, vacille à son tour.
Lui aussi a consacré sa vie à la Russie. Vingt années passées dans sa langue, ses villes, ses illusions et ses ruines : étudiant à Léningrad, enseignant à Minsk puis à Moscou, attaché culturel pendant la Perestroïka, chercheur au CNRS enfin, à partir de 1989, scrutant les mutations d'un pays et d'un système politique à bout de souffle. Des dizaines de livres, des milliers de pages, une vie entière offerte à comprendre la Russie, le père et le fils auront passé près d'un siècle cumulé à observer le même pays impossible.
Et pourtant de ce père, Nicolas Werth ne savait presque rien. Alors commença son enquête. Il revenait à lui seul de raconter leur siècle, reprenant les travaux de son père, les tissant avec les siens et les plaçant ainsi sur la longue durée : cette étrange hérédité des historiens. Peu à peu apparaît quelque chose de plus rare encore qu'un témoignage : le récit d'un siècle d'histoire russe raconté par ceux qui l'ont le mieux connu.
Deux générations, deux consciences historiques parmi les plus aiguës de leur temps ; leurs expériences, leurs blessures mêmes, sont ici réunies pour composer non pas une histoire officielle de la Russie, mais son histoire vécue, intériorisée et puis pensée. Ce livre d'une honnêteté rare raconte cela : deux vies nouées à une même tragédie historique. Il dit aussi, peut-être, une vérité plus discrète : les historiens n'écrivent jamais seulement l'Histoire.
Ils écrivent la part d'eux-mêmes qu'elle a dévorée.
Mars 1969. Désespéré par l'entrée des chars soviétiques à Prague, Alexander Werth, le grand journaliste britannique d'origine russe, engagé dès les années 1930 dans le combat antifasciste, correspondant de guerre de la BBC sur le front russe devenu historien de l'URSS, met fin à ses jours. Février 2022. La Russie de Vladimir Poutine envahit l'Ukraine. Juin 2023. Nicolas Werth, son fils, vacille à son tour.
Lui aussi a consacré sa vie à la Russie. Vingt années passées dans sa langue, ses villes, ses illusions et ses ruines : étudiant à Léningrad, enseignant à Minsk puis à Moscou, attaché culturel pendant la Perestroïka, chercheur au CNRS enfin, à partir de 1989, scrutant les mutations d'un pays et d'un système politique à bout de souffle. Des dizaines de livres, des milliers de pages, une vie entière offerte à comprendre la Russie, le père et le fils auront passé près d'un siècle cumulé à observer le même pays impossible.
Et pourtant de ce père, Nicolas Werth ne savait presque rien. Alors commença son enquête. Il revenait à lui seul de raconter leur siècle, reprenant les travaux de son père, les tissant avec les siens et les plaçant ainsi sur la longue durée : cette étrange hérédité des historiens. Peu à peu apparaît quelque chose de plus rare encore qu'un témoignage : le récit d'un siècle d'histoire russe raconté par ceux qui l'ont le mieux connu.
Deux générations, deux consciences historiques parmi les plus aiguës de leur temps ; leurs expériences, leurs blessures mêmes, sont ici réunies pour composer non pas une histoire officielle de la Russie, mais son histoire vécue, intériorisée et puis pensée. Ce livre d'une honnêteté rare raconte cela : deux vies nouées à une même tragédie historique. Il dit aussi, peut-être, une vérité plus discrète : les historiens n'écrivent jamais seulement l'Histoire.
Ils écrivent la part d'eux-mêmes qu'elle a dévorée.















