A Montluc. Prisonnier de la Gestapo, Souvenirs de Raymond Leculier 25 Novembre 1943 - 25 août 1944

Par : Alice Joly, Raymond Léculier
Formats :
  • Nombre de pages86
  • PrésentationBroché
  • Poids0.135 kg
  • Dimensions15,0 cm × 21,0 cm × 0,5 cm
  • ISBN978-2-909929-27-9
  • EAN9782909929279
  • Date de parution30/01/2007
  • ÉditeurBGA Permezel

Résumé

Pendant l'Occupation, la prison Montluc de Lyon renferme des milliers de résistants, de Juifs et d'otages arrêtés en région Rhône-Alpes. Sous une dure surveillance allemande et dans des conditions de vie dramatiques, ils sont dans l'attente de leur exécution ou de leur déportation dans un camp de concentration ou d'extermination. Résistant, Raymond Léculier fait partie des rares détenus à ne pas être exécuté ou déporté, mais il subit neuf longs mois d'internement dans ce lieu de sinistre mémoire.
Rédigé fin 1944, ce témoignage " à chaud " - unique par sa durée (24 novembre 1943-24 août 1944) - perpétue, sans vaine littérature, la somme d'angoisses et de misères physiques qui a été le lot quotidien de celles et ceux, qui à la prison de Montluc, ont été prisonniers de la Gestapo.
Ouvrier à l'usine de la Buire de la Compagnie électro-mécanique et membre du Réseau Marco-Polo, Raymond Léculier (1923-1971) quitte Lyon en juillet 1943 pour rejoindre les Chantiers de jeunesse à Tarascon, en vue de travailler à la construction de plates-formes bétonnées dans le chaînon des Alpilles. En compagnie de trois camarades qui partagent son même dégoût d'avoir obéi aux ordres des Allemands, il décide en septembre 1943 - après consultation et avis favorable de son chef scout et responsable de Réseau (René Pellet) - de déserter le chantier pour rejoindre le Maquis de haute-Savoie.
Déçu par l'inorganisation d'un maquis installé aux environs de Cluses, il revient début novembre 1943 à Lyon, où il reprend son action clandestine. Le 24 novembre 1943, il est arrêté à la centrale de l'Organisation, en même temps que sept agents. En détention le jour même à la prison Montluc, il y est interné jusqu'à la Libération du site par FFI le 24 août 1944.