Né à Kazan en 1932, Vassili Axionov vit actuellement entre Biarritz et Moscou, revenu d'un long séjour obligé aux Etats-Unis. Après une enfance en Sibérie, à Wagadan, où ses parents avaient été déportés, puis des études de médecine à Leningrad, il a connu une gloire immédiate, en 1960, avec son premier roman, Confrères. Vassili Axionov ne s'est jamais départi de la liberté superbe de ses débuts, comme en témoigne la vingtaine de romans et de nouvelles qui ont suivi, Les Oranges du Maroc (réédité en Babel, n'-573), L'Oiseau d'acier. Surplus en stockfutaille, Notre ferraille en or, L'Ile de Crimée, Une brûlure, Une saga moscovite, Un doux style nouveau... Depuis Lumineuse Césarienne (2002), Vassili Axionov est publié par Actes Sud.
A la Voltaire. Roman à l'ancienne
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- Nombre de pages389
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.5 kg
- Dimensions14,5 cm × 24,0 cm × 3,0 cm
- ISBN2-7427-5392-3
- EAN9782742753925
- Date de parution03/03/2005
- ÉditeurActes Sud
- TraducteurLily Denis
Résumé
A la Voltaire repose sur un canevas historique : Catherine II, tsarine libérale, amie des lumières, a subi l'influence de Voltaire et a entretenu avec lui une correspondance qui a duré, après son accession au trône, jusqu'à la mort de l'écrivain. De cette situation, Vassili Axionov a tiré une oeuvre fantasmagorique où la correspondance assidue débouche sur une rencontre entre les deux prestigieux interlocuteurs, et nous convie à un vrai feu d'artifice dont Voltaire est l'astre central.
Dans ce roman picaresque, très XVIIIe siècle, on apprend tout des amours malheureuses du grand homme, la vérité sur l'affaire Calas, l'importance des pigeons voyageurs en temps de guerre, l'acuité des réflexions sur le servage en Russie dans les plus hautes sphères du pouvoir, etc. Sans oublier les deux jeunes godelureaux, agents secrets de la Souveraine, suivis depuis les premières pages et qu'on retrouve à la fin, "pleins d'usage et raison", retirés sur leurs terres comme le père du prince André, héros d'un des romans-monuments de la littérature russe.
A travers cette mascarade court un fil conducteur grave, toujours présent, jamais pesant, un infini respect pour l'idée voltairienne de la tolérance et avec elle le refus des idées toutes faites, de la superstition, de toutes les contraintes, où se rejoignent la foi en la nature humaine de Voltaire et la recherche de "l'Homme Bon" axionovien. S'il faut en croire la critique unanime et le Booker Prize du meilleur roman russe 2004 décerné à l'auteur, Voltaire n'aurait pas tout à fait quitté la Russie.
Déjà, en 1812, à Moscou avec Napoléon, Stendhal s'étonnait et se réjouissait de trouver les oeuvres complètes du grand écrivain dans tant de belles demeures... promises aux flammes.
Dans ce roman picaresque, très XVIIIe siècle, on apprend tout des amours malheureuses du grand homme, la vérité sur l'affaire Calas, l'importance des pigeons voyageurs en temps de guerre, l'acuité des réflexions sur le servage en Russie dans les plus hautes sphères du pouvoir, etc. Sans oublier les deux jeunes godelureaux, agents secrets de la Souveraine, suivis depuis les premières pages et qu'on retrouve à la fin, "pleins d'usage et raison", retirés sur leurs terres comme le père du prince André, héros d'un des romans-monuments de la littérature russe.
A travers cette mascarade court un fil conducteur grave, toujours présent, jamais pesant, un infini respect pour l'idée voltairienne de la tolérance et avec elle le refus des idées toutes faites, de la superstition, de toutes les contraintes, où se rejoignent la foi en la nature humaine de Voltaire et la recherche de "l'Homme Bon" axionovien. S'il faut en croire la critique unanime et le Booker Prize du meilleur roman russe 2004 décerné à l'auteur, Voltaire n'aurait pas tout à fait quitté la Russie.
Déjà, en 1812, à Moscou avec Napoléon, Stendhal s'étonnait et se réjouissait de trouver les oeuvres complètes du grand écrivain dans tant de belles demeures... promises aux flammes.













