Août 2023, Briançon. Alors que des centaines de personnes exilées arrivent par les Alpes au péril de leur vie, la seule association qui assure un accueil d'urgence est contrainte de fermer. Le Pado ouvre alors ses portes. Depuis ce squat, Zahra écrit. Elle note sur le vif la solidarité qui s'organise, les aides alimentaires, financières et humaines qui affluent en dépit d'une situation politique désastreuse.
Elle raconte la beauté des langues mêlées, la difficulté de se comprendre, la nécessité d'y parvenir, les amitiés qui se tissent, les départs à la gare, les mille adieux qui suivent. Et le danger. Latent, permanent, imminent le danger d'exister illégalement. Ecrits comme on vole une photo, comme on fait un croquis, ces instantanés de vies redessinent l'humanité de celles et ceux qu'on voudrait rendre invisibles.
Ils disent aussi la joie, les colères et les rires qui, pendant trois mois, habitèrent le Pado.
Août 2023, Briançon. Alors que des centaines de personnes exilées arrivent par les Alpes au péril de leur vie, la seule association qui assure un accueil d'urgence est contrainte de fermer. Le Pado ouvre alors ses portes. Depuis ce squat, Zahra écrit. Elle note sur le vif la solidarité qui s'organise, les aides alimentaires, financières et humaines qui affluent en dépit d'une situation politique désastreuse.
Elle raconte la beauté des langues mêlées, la difficulté de se comprendre, la nécessité d'y parvenir, les amitiés qui se tissent, les départs à la gare, les mille adieux qui suivent. Et le danger. Latent, permanent, imminent le danger d'exister illégalement. Ecrits comme on vole une photo, comme on fait un croquis, ces instantanés de vies redessinent l'humanité de celles et ceux qu'on voudrait rendre invisibles.
Ils disent aussi la joie, les colères et les rires qui, pendant trois mois, habitèrent le Pado.