À paraître

24 fois Baya

Par : Amine Kessaci
Formats :
  • Nombre de pages224
  • Date de parution07/01/2027
  • PrésentationBroché
  • Dimensions14,0 cm × 20,5 cm × 1,7 cm
  • ISBN978-2-38601-106-1
  • EAN9782386011061
  • ÉditeurBRUIT DU MONDE

Résumé

Amine Kessaci reprend la plume pour narrer la vie d'une femme ordinaire, une mère frappée par la violence du monde. Elle se nomme Baya Seddik. Femme debout que la douleur n'a pas couchée. Révoltée, écorchée, sensible. Mars 2013. Nabil, le fils de Baya, surnommé Yoyo depuis le berceau, est retrouvé carbonisé dans le coffre d'une voiture, à quelques rues de leur appartement de Font-Vert. Quelques mois plus tôt, Nabil avait tourné dans un clip de rap.
Il y jouait un charbonneur dénoncé, séquestré dans un coffre, aspergé d'essence. Baya, elle, tenait le rôle d'une nourrice. C'était de la fiction. Mais tout s'est passé comme si la cité avait connu la fin de l'histoire avant que ses enfants ne l'écrivent. Nabil est mort. Depuis ce jour, Baya marche. Elle marche dans les manifestations. Elle marche aux côtés des autres mères, celles qu'on ne voit qu'aux enterrements et qu'on oublie le lendemain.
Elle marche contre l'effacement, contre la statistique, contre cette mécanique sociale implacable qui compile les fils des quartiers nord dans une comptabilité macabre.
Né en 2003 dans les quartiers nord de Marseille, Amine Kessaci est devenu l'une des voix les plus fortes de la lutte contre le narcotrafic. Après le meurtre de son frère aîné Brahim en 2020, il développe l'association Conscience, dédiée à l'accompagnement des familles frappées par les violences des trafics. Le 13 novembre 2025, le drame frappe à nouveau : son jeune frère Mehdi, âgé de 20 ans, est assassiné.
Il n'avait aucun lien avec le narcotrafic. Malgré cette tragédie, Amine Kessaci reste déterminé : il publie dans Le Monde une tribune intitulée " Non, je ne me tairai pas. ". Ses textes, dignes et courageux résonnent encore plus fort encore aujourd'hui. Ils clament l'urgence d'un nouveau projet de société ainsi qu'un cri de résistance face à la barbarie.
Marseille, essuie tes larmes
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