Il y a soixante-dix ans, en 1956, la France et le Royaume-Uni lançaient une immense opération combinée contre l'Egypte, la plus importante conduite ensemble depuis 1915 et l'échec des Dardanelles. Le but officiel : "coloniser le canal et canaliser le colonel" Nasser qui venait, avant la date prévue, de nationaliser le canal de Suez jusqu'ici contrôlé par des intérêts franco-britanniques. Au-delà des enjeux géopolitiques teintés d'impérialisme, à l'heure de la guerre froide et d'un monde désormais partagé entre les deux grands, il s'agissait avant tout pour les deux vieilles nations impériales, associées à Israël, de faire une démonstration de puissance pour défendre leur prééminence traditionnelle dans le monde arabe, désormais assaillie de toutes parts, tant au Maghreb qu'au Levant et au Moyen-Orient.
Si, sur le plan militaire, l'opération fut une réussite partielle, elle fut surtout un échec politique majeur. Cette sommes historiographique, qui réunit les meilleurs spécialistes de la question, appréhende pour la première fois l'attitude de l'ensemble des acteurs occidentaux de la crise, au-delà des seuls Français, Britanniques, Américains, et rassemble des regards venus de tous les horizons, afin d'analyser les divers aspects politiques, diplomatiques, opérationnels et stratégiques de cette crise majeure.
Il y a soixante-dix ans, en 1956, la France et le Royaume-Uni lançaient une immense opération combinée contre l'Egypte, la plus importante conduite ensemble depuis 1915 et l'échec des Dardanelles. Le but officiel : "coloniser le canal et canaliser le colonel" Nasser qui venait, avant la date prévue, de nationaliser le canal de Suez jusqu'ici contrôlé par des intérêts franco-britanniques. Au-delà des enjeux géopolitiques teintés d'impérialisme, à l'heure de la guerre froide et d'un monde désormais partagé entre les deux grands, il s'agissait avant tout pour les deux vieilles nations impériales, associées à Israël, de faire une démonstration de puissance pour défendre leur prééminence traditionnelle dans le monde arabe, désormais assaillie de toutes parts, tant au Maghreb qu'au Levant et au Moyen-Orient.
Si, sur le plan militaire, l'opération fut une réussite partielle, elle fut surtout un échec politique majeur. Cette sommes historiographique, qui réunit les meilleurs spécialistes de la question, appréhende pour la première fois l'attitude de l'ensemble des acteurs occidentaux de la crise, au-delà des seuls Français, Britanniques, Américains, et rassemble des regards venus de tous les horizons, afin d'analyser les divers aspects politiques, diplomatiques, opérationnels et stratégiques de cette crise majeure.