Théâtre politique et mémoriel. Tome 2, Pièces 3 et 4 : Mythes et scandale ; Mitterrand-Bousquet
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- Nombre de pages172
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.518 kg
- Dimensions21,0 cm × 29,7 cm × 1,2 cm
- ISBN978-2-322-60100-4
- EAN9782322601004
- Date de parution19/01/2026
- ÉditeurBooks on Demand
Résumé
Pièce 3, Mitterrand, Bousquet, République, le pacte des silences Résumé : Cette pièce explore la genèse politique et territoriale du pacte de silence reliant Bousquet, Mitterrand et une partie des élites républicaines, bien avant l'accession au pouvoir présidentiel. En s'appuyant sur les réseaux radicaux, la presse méridionale (La Dépêche), les fidélités locales et les continuités coloniales, elle montre comment se met en place une alliance tacite fondée sur l'antigaullisme, le recyclage des hommes de Vichy et l'effacement progressif de la mémoire des crimes.
La pièce met en lumière un système de loyautés croisées, politiques, économiques, médiatiques, qui permet à Bousquet de se reconstituer une respectabilité et à Mitterrand de consolider une trajectoire de pouvoir sans rupture mémorielle. Le recyclage colonial, la reconversion des fortunes, l'omerta régionale et la neutralisation judiciaire apparaissent comme les piliers d'une République de compromis, où l'amitié, la fidélité et l'efficacité politique priment sur la justice et la vérité historique.
Le dernier acte montre l'impossibilité d'un président pleinement exemplaire, prisonnier de ses silences fondateurs. Pièce 4 : Bousquet - Mitterrand, le théâtre des silences Résumé : Cette pièce 4 constitue le volet le plus théorique et le plus frontal du cycle. Elle analyse le fonctionnement global de la mémoire empêchée : oubli organisé, mythe politique, non procès, langue administrative du crime, rôle de la presse, de la culture, des intellectuels et des écrans dans la neutralisation de la responsabilité historique.
A partir de la question juive et de l'irréparable, elle démontre que l'oubli est une construction active de l'Etat et non une défaillance passive. La dramaturgie met en scène une République qui substitue aux procès une culture de la commémoration, à la justice une réconciliation factice, et à la responsabilité collective un mythe abstrait de maturité démocratique. La notion de haine-de-survie devient le noyau éthique de la pièce : refus du second meurtre par l'oubli, fidélité aux victimes, résistance au récit pacifié.
Le texte élargit enfin la réflexion aux héritages coloniaux, à l'Algérie, aux barbaries contemporaines, posant la question centrale : que vaut une démocratie qui survit au prix de l'effacement de ses crimes ?
La pièce met en lumière un système de loyautés croisées, politiques, économiques, médiatiques, qui permet à Bousquet de se reconstituer une respectabilité et à Mitterrand de consolider une trajectoire de pouvoir sans rupture mémorielle. Le recyclage colonial, la reconversion des fortunes, l'omerta régionale et la neutralisation judiciaire apparaissent comme les piliers d'une République de compromis, où l'amitié, la fidélité et l'efficacité politique priment sur la justice et la vérité historique.
Le dernier acte montre l'impossibilité d'un président pleinement exemplaire, prisonnier de ses silences fondateurs. Pièce 4 : Bousquet - Mitterrand, le théâtre des silences Résumé : Cette pièce 4 constitue le volet le plus théorique et le plus frontal du cycle. Elle analyse le fonctionnement global de la mémoire empêchée : oubli organisé, mythe politique, non procès, langue administrative du crime, rôle de la presse, de la culture, des intellectuels et des écrans dans la neutralisation de la responsabilité historique.
A partir de la question juive et de l'irréparable, elle démontre que l'oubli est une construction active de l'Etat et non une défaillance passive. La dramaturgie met en scène une République qui substitue aux procès une culture de la commémoration, à la justice une réconciliation factice, et à la responsabilité collective un mythe abstrait de maturité démocratique. La notion de haine-de-survie devient le noyau éthique de la pièce : refus du second meurtre par l'oubli, fidélité aux victimes, résistance au récit pacifié.
Le texte élargit enfin la réflexion aux héritages coloniaux, à l'Algérie, aux barbaries contemporaines, posant la question centrale : que vaut une démocratie qui survit au prix de l'effacement de ses crimes ?






















