Nous étions assis depuis une bonne dizaine de minutes lorsque j'ai reçu un mail. Je l'ai lu et ma tête a changé. En pire. Et pourtant, je partais avec un très, très gros désavantage. - "Qu'est-ce que tu viens de lire ? " m'a demandé Goulven. - "Une lettre de mon père". - "Mais il est mort ton père". Merci pour l'info. J'étais au courant que mon père était mort. J'avais moi-même choisi son cercueil.
J'avais aussi aidé ma mère à choisir son dernier habit. Et puis, j'avais écrit, un soir, dans une chambre d'hôtel, en pleurant, un texte que j'avais lu à son enterrement. Alors je savais que mon père était mort. Et bien mort. Je lui ai répondu : - "Oui, je sais qu'il est mort, c'est une lettre qui date d'avant sa mort, c'est ma mère qui me l'envoie". - "Et c'est à quel sujet ? " - "C'est au sujet du sujet".
Nous étions assis depuis une bonne dizaine de minutes lorsque j'ai reçu un mail. Je l'ai lu et ma tête a changé. En pire. Et pourtant, je partais avec un très, très gros désavantage. - "Qu'est-ce que tu viens de lire ? " m'a demandé Goulven. - "Une lettre de mon père". - "Mais il est mort ton père". Merci pour l'info. J'étais au courant que mon père était mort. J'avais moi-même choisi son cercueil.
J'avais aussi aidé ma mère à choisir son dernier habit. Et puis, j'avais écrit, un soir, dans une chambre d'hôtel, en pleurant, un texte que j'avais lu à son enterrement. Alors je savais que mon père était mort. Et bien mort. Je lui ai répondu : - "Oui, je sais qu'il est mort, c'est une lettre qui date d'avant sa mort, c'est ma mère qui me l'envoie". - "Et c'est à quel sujet ? " - "C'est au sujet du sujet".