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Rites de Mayotte ou chronique d'une mort annoncée ?

Par : Josy Cassagnaud
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  • Nombre de pages584
  • PrésentationBroché
  • Poids0.8 kg
  • Dimensions14,5 cm × 20,8 cm × 3,2 cm
  • ISBN978-2-7539-0155-1
  • EAN9782753901551
  • Date de parution01/03/2010
  • ÉditeurConnaissances et Savoirs
  • PréfacierThierry Goguel d'Allondans

Résumé

Dans cet ouvrage, préfacé par Thierry Goguel d'Allondans, anthropologue à l'université de Strasbourg, Josy Cassagnaud dénonce les risques que court la culture mahoraise face à l'occidentalisation et à l'urbanisation en s'appuyant sur la forte relation entre l'organisation sociale et l'espace : en touchant au mode d'habiter, on touche à la structure de la société. L'ouvrage dénonce également la perte de repères pour les jeunes.
A Mayotte les rites de "banga", structurants et formateurs pour les jeunes Mahorais, sont appelés à disparaitre. Aujourd'hui, le jeune connaît des conflits générationnels : s'il s'établit dans un "banga", en claquant la porte de la maison familiale, il le fait en rupture avec ses parents entraînant délinquance et violence. Selon Durkheim, "chaque société considérée à un moment déterminé de son développement, a un système d'éducation qui s'impose aux individus avec une force généralement irréductible.
Il est vain de croire que nous pouvons élever nos enfants comme nous le voulons. Il y a des coutumes auxquelles nous sommes tenus de nous conformer ; si nous y dérogeons, elles se vengent sur nos enfants. Ceux-ci, une fois adultes, ne se trouvent pas en état de vivre au milieu de leurs contemporains, avec lesquels ils ne sont pas en harmonie". Dans le même état d'esprit, Pierre R. Dasen, de l'université de Genève, considère que la perte de rites de passage augmente la violence.
Il souligne que "Les problèmes de comportement de l'adolescence sont produits par notre société". Toutefois, les rites meurent-ils ou sont-ils remplacés par de nouveaux rites ? Le téléphone portable n'est-il pas un nouveau rite ? Elle vous invite à le découvir...