François Luchaire, agrégé de droit public, professeur de droit constitutionnel, président honoraire de l'université de Paris-I-Panthéon- Sorbonne, conseiller d'Etat en service extraordinaire, a été membre du Conseil constitutionnel.
Naissance d'une Constitution, 1848
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- Nombre de pages274
- FormatGrand Format
- PrésentationRelié
- Poids0.63 kg
- Dimensions15,9 cm × 24,4 cm × 2,7 cm
- ISBN2-213-59357-4
- EAN9782213593579
- Date de parution18/03/1998
- CollectionHistoire des constitutions de
- ÉditeurFayard
Résumé
On a beaucoup ironisé sur la Constitution de la IIe République, car elle n'a pu garantir ni elle-même ni la République. On a reproché à ses membres d'être restés trop fidèles à des principes (assemblée unique, président de la République élu par le peuple) alors que, de jour en jour, l'ombre de Bonaparte menaçait.
C'est injuste : chaque principe a été examiné dans son fondement (souveraineté du peuple, séparation des pouvoirs, égalité des citoyens), mais aussi en fonction de ses applications pratiques ; certes, bien des constituants ont parfaitement vu ce que serait l'avenir, et certains l'ont même prophétisé en termes très clairs.
Mais les conditions économiques et sociales étant ce qu'elles étaient - une paysannerie déprimée par la chute des prix agricoles, des ouvriers dont les émeutes inquiétaient et enfin le souvenir de la gloire de l'Empire -, comment arrêter la montée de Louis Napoléon que les élections partielles plaçaient en tête des suffrages ? Ce n'était pas par des textes constitutionnels qu'il était possible d'y parvenir. Les hommes de 1848 ont apporté beaucoup à la pensée constitutionnel, président honoraire de l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne, conseiller d'Etat en service extraordinaire, a été membre du Conseil constitutionnel.
Mais les conditions économiques et sociales étant ce qu'elles étaient - une paysannerie déprimée par la chute des prix agricoles, des ouvriers dont les émeutes inquiétaient et enfin le souvenir de la gloire de l'Empire -, comment arrêter la montée de Louis Napoléon que les élections partielles plaçaient en tête des suffrages ? Ce n'était pas par des textes constitutionnels qu'il était possible d'y parvenir. Les hommes de 1848 ont apporté beaucoup à la pensée constitutionnel, président honoraire de l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne, conseiller d'Etat en service extraordinaire, a été membre du Conseil constitutionnel.












