"Ce qui est désigné comme "crise" n'est souvent que le révélateur, pour qui veut bien avoir cette curiosité de l'angle mort, d'une situation préexistante de "crise" qu'on a normalisée". Crise sanitaire, crise migratoire, crise humanitaire, crise climatique... Le renvoi répété à l'idée de crise pour désigner nombre de bouleversements sociaux laisse à penser que nous vivons désormais dans un monde "crisogène".
Or, l'urgence inhérente à l'idée de crise conduit souvent à légitimer la violation des droits et le renforcement de la surveillance, du profilage et des arrestations arbitraires, rendant visible le contrôle qu'exerce l'Etat sur les corps, et surtout sur certains corps. Migration et racialisation en temps de "crise" explore les ressorts coloniaux, racistes et sexistes au fondement de diverses déclarations de crise, ainsi que leurs effets.
L'ensemble des contributions montre que l'état de crise apparais comme une condition pour le maintien d'un capitalisme racial et patriarcal. Les versions anglaise et française, bien que distinctes, se complètent pour offrir un regard global et critique sur ce mode de "gouverner par la crise".
"Ce qui est désigné comme "crise" n'est souvent que le révélateur, pour qui veut bien avoir cette curiosité de l'angle mort, d'une situation préexistante de "crise" qu'on a normalisée". Crise sanitaire, crise migratoire, crise humanitaire, crise climatique... Le renvoi répété à l'idée de crise pour désigner nombre de bouleversements sociaux laisse à penser que nous vivons désormais dans un monde "crisogène".
Or, l'urgence inhérente à l'idée de crise conduit souvent à légitimer la violation des droits et le renforcement de la surveillance, du profilage et des arrestations arbitraires, rendant visible le contrôle qu'exerce l'Etat sur les corps, et surtout sur certains corps. Migration et racialisation en temps de "crise" explore les ressorts coloniaux, racistes et sexistes au fondement de diverses déclarations de crise, ainsi que leurs effets.
L'ensemble des contributions montre que l'état de crise apparais comme une condition pour le maintien d'un capitalisme racial et patriarcal. Les versions anglaise et française, bien que distinctes, se complètent pour offrir un regard global et critique sur ce mode de "gouverner par la crise".