Marx, keynes et le protectionnisme
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- Nombre de pages320
- PrésentationBroché
- Poids0.472 kg
- Dimensions15,2 cm × 22,9 cm × 1,8 cm
- ISBN978-3-8416-2856-5
- EAN9783841628565
- Date de parution16/02/2014
- CollectionOMN.PRES.FRANC.
- ÉditeurAcadémiques
Résumé
Un grand mérite que partagent Marx et Keynes est d'avoir donné les éléments théoriques pour répondre à la question suivante : comment éviter la crise économique ? A travers des analyses distinctes, ils aboutissent à une même conclusion qui conserve un sens aujourd'hui : la cause ultime de la crise réside dans l'excès de concurrence. De là suit que le protectionnisme, conçu comme une régulation des effets de la concurrence extérieure sur l'économie nationale, est, en fin de compte, une protection contre la crise.
Concernant Marx, le paradoxe est qu'il se pose en partisan du libre-échange. Son choix ressemble fort à une politique du pire qui consiste à rechercher l'accélération de la destruction du capitalisme. Pour un défenseur de ce système, la même démonstration conduirait à un vote contre le libre-échange. C'est précisément la position de Keynes qui propose un protectionnisme de sauvegarde. Plus particulièrement, la lecture circuitiste de son oeuvre met en garde contre les effets pervers du libre-échange sur les deux composantes essentielles de la demande que sont la consommation et surtout l'investissement.
Concernant Marx, le paradoxe est qu'il se pose en partisan du libre-échange. Son choix ressemble fort à une politique du pire qui consiste à rechercher l'accélération de la destruction du capitalisme. Pour un défenseur de ce système, la même démonstration conduirait à un vote contre le libre-échange. C'est précisément la position de Keynes qui propose un protectionnisme de sauvegarde. Plus particulièrement, la lecture circuitiste de son oeuvre met en garde contre les effets pervers du libre-échange sur les deux composantes essentielles de la demande que sont la consommation et surtout l'investissement.


