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Lucrèce, Atomes, mouvements.. Physique et éthique

Par : Alain Gigandet
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  • Nombre de pages127
  • FormatPoche
  • PrésentationBroché
  • Poids0.1 kg
  • Dimensions11,5 cm × 17,5 cm × 1,0 cm
  • ISBN2-13-051861-3
  • EAN9782130518617
  • Date de parution11/08/2001
  • CollectionPhilosophies
  • ÉditeurPUF

Résumé

Cette étude consiste pour l'essentiel en un commentaire du chant II du De rerum natura, poème philosophique de Lucrèce (96-50 av. J.-C. environ) traitant "de la nature des choses". Au sein de cet exposé complet de la physique épicurienne en vers latins, le chant II se présente comme un traité du mouvement universel. Le mouvement caractérise la nature dans son fond, du fait que les principes matériels invisibles qui la constituent, les atomes, chutent de toute éternité dans le vide infini, changeant seulement de direction au hasard des chocs qui se produisent entre eux.
C'est ce mouvement primordial qui, seul, peut rendre compte du jeu des compositions et des décompositions élémentaires constitutif de la texture des choses, des mondes qui les rassemblent, de leur devenir. Le chant II débouche ainsi sur une théorie dynamique des corps sensibles et de l'ensemble de leurs propriétés, point d'aboutissement de la physique fondamentale. Cependant la physique, pour l'épicurien qu'est Lucrèce, ne vaut que comme instrument du bonheur, comme garantie des vérités fondamentales dont l'âme doit s'assurer pour jouir d'un plaisir pur.
Quelle leçon éthique pouvons-nous tirer de la connaissance d'une nature en perpétuel mouvement ? N'y-a-t-il pas contradiction entre cette mobilité universelle, la précarité à laquelle elle condamne toute existence, et l'idéal épicurien d'un plaisir "en repos", à l'abri des troubles ordinaires de la vie ?