MARIE-CLAIRE GRASSI. Professeur à l'université de Nice, elle est membre du centre de recherches sur les littératures modernes et contemporaines de l'université Blaise Pascal de Clermont Ferrand. Ses travaux portent essentiellement sur les formes de l'écriture intime
(journaux, correspondances) et sur les rapports entre théories et pratiques épistolaires. Elle est l'auteur, entre autres, de L'art de la lettre au temps
de La Nouvelle Héloïse et du Romantisme (Slatkine, 1994).
Lire l'épistolaire
Par :Formats :
- Paiement en ligne :
- Livraison à domicile ou en point Mondial Relay estimée à partir du 21 septembreCet article sera commandé chez un fournisseur et vous sera envoyé 21 jours après la date de votre commande.
- Retrait Click and Collect en magasin gratuit
- Nombre de pages194
- PrésentationBroché
- Poids0.265 kg
- Dimensions13,0 cm × 22,0 cm × 1,0 cm
- ISBN2-200-34426-0
- EAN9782200344269
- Date de parution01/06/2005
- CollectionLettres sup
- ÉditeurArmand Colin
Résumé
Lettres dans un roman, roman par lettres : la
littérature doit beaucoup à la forme épistolaire. Les
grands épistoliers antiques, Cicéron, Sénèque, Pline
le jeune, ont apporté les premières pierres à l'édifice
épistolaire qui s'est construit au cours des siècles. Au Moyen Age, les lettres échangées entre Abélard
et Héloïse, sont le premier exemple de lettres réelles
élevées au rang d'œuvre littéraire.
Au XVIIe siècle, la lettre acquiert son statut d'acte de communication dont les règles héritent à la fois de la rhétorique et des exigences de la civilité forgée par une élite. Au siècle des Lumières, " inventeur de la liberté ", la lettre signe la forme la plus achevée de la libre expression de pensée. Incontournable forme esthétique qui module les sentiments et parle au présent, la lettre accède désormais à un rôle fondamental dans l'écriture romanesque.
Parallèlement, elle représente pour un écrivain l'espace littéraire où s'élabore l'unité de l'homme et de l'artiste au quotidien. Lire l'épistolaire, c'est tenter de comprendre comment on passe de l'écriture d'une lettre réelle, avec ses règles et ses lois, à une écriture de fiction.
Au XVIIe siècle, la lettre acquiert son statut d'acte de communication dont les règles héritent à la fois de la rhétorique et des exigences de la civilité forgée par une élite. Au siècle des Lumières, " inventeur de la liberté ", la lettre signe la forme la plus achevée de la libre expression de pensée. Incontournable forme esthétique qui module les sentiments et parle au présent, la lettre accède désormais à un rôle fondamental dans l'écriture romanesque.
Parallèlement, elle représente pour un écrivain l'espace littéraire où s'élabore l'unité de l'homme et de l'artiste au quotidien. Lire l'épistolaire, c'est tenter de comprendre comment on passe de l'écriture d'une lettre réelle, avec ses règles et ses lois, à une écriture de fiction.


