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Les forts ne disent rien & autres poèmes
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- Nombre de pages107
- FormatGrand Format
- PrésentationBroché
- Poids0.2 kg
- Dimensions14,0 cm × 20,5 cm × 1,1 cm
- ISBN978-2-84505-241-3
- EAN9782845052413
- Date de parution09/11/2018
- ÉditeurRessouvenances
- TraducteurClaude Neuman
Résumé
Robert Frost (1874-1963) a sans doute été au XXe siècle le poète des Etats-Unis le plus lu et célébré en son pays. Il est pourtant inconnu en France. Pourquoi cette indifférence ? Au temps du vers libre, il reste attaché à la tradition anglophone de la métrique poétique accentuelle. Sa distance à l'égard de l'engagement politique et de la civilisation moderne l'expose à la critique des collectifs progressistes, mais contribue à expliquer son importante popularité.
Son inspiration est principalement "naturaliste", dans la tradition américaine d'Emerson et Thoreau ; le plus souvent la nature est celle, sévère, de la Nouvelle-Angleterre aux hameaux clairsemés : l'individu seul médite son rapport à et dans un univers mouvant et permanent à la fois. Il est "réservé à Dieu de la sanctifier pour ses lointains mobiles", mais Dieu y est absent pour l'homme, Frost le constate stoïquement, sans plainte.
Point chez lui de rêve platonicien d'un autre monde plus parfait. Dans la confusion de ce monde-ci - le seul qui nous soit donné -, beau, triste, incertain et terrible tout à la fois, le poème est réconfort car il est forme par opposition au chaos naturel apparent : "Que le chaos tempête ! / Que les silhouettes des nuages s'amassent ! / J'attends la forme." Cette forme est le corps physique du poème rendant compte d'un ordre au sein du chaos : "Fabriquer de petits poèmes encourage un homme à voir qu'il y a forme dans le monde.
Un poème est un arrêt du désordre." Parce que "le langage n'existe vraiment que dans les bouches des hommes", la forme recherchée est d'abord aurale : "le son du sens, la vitalité abstraite de notre parole".
Son inspiration est principalement "naturaliste", dans la tradition américaine d'Emerson et Thoreau ; le plus souvent la nature est celle, sévère, de la Nouvelle-Angleterre aux hameaux clairsemés : l'individu seul médite son rapport à et dans un univers mouvant et permanent à la fois. Il est "réservé à Dieu de la sanctifier pour ses lointains mobiles", mais Dieu y est absent pour l'homme, Frost le constate stoïquement, sans plainte.
Point chez lui de rêve platonicien d'un autre monde plus parfait. Dans la confusion de ce monde-ci - le seul qui nous soit donné -, beau, triste, incertain et terrible tout à la fois, le poème est réconfort car il est forme par opposition au chaos naturel apparent : "Que le chaos tempête ! / Que les silhouettes des nuages s'amassent ! / J'attends la forme." Cette forme est le corps physique du poème rendant compte d'un ordre au sein du chaos : "Fabriquer de petits poèmes encourage un homme à voir qu'il y a forme dans le monde.
Un poème est un arrêt du désordre." Parce que "le langage n'existe vraiment que dans les bouches des hommes", la forme recherchée est d'abord aurale : "le son du sens, la vitalité abstraite de notre parole".












